Mali : cinq ans après, le programme Right2Grow trace la voie du changement

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Au Mali, la première partie du programme Right2Grow ferme, après cinq ans de mise en œuvre dans 24 communes des régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, par le consortium d’ONGs internationales (Action contre la Faim et World Vision Mali), en partenariat avec six organisations et associations nationale, à savoir : OMAES, STOP-SAHEL, AMADECOM, GSB, CN-CIEPA WASH, et AJCAD-MALI. L’atelier bilan a eu lieu du 7 au 9 octobre 2025 à Bamako.

« Le programme Right2Grow a permis un changement de conscience des décideurs aux bénéficiaires. En faisant comprendre que la problématique de la nutrition et du WASH (eau, hygiène et assainissement) impose une démarche multisectorielle », a déclaré Dr. Djibril Bagayoko, Chef de la Cellule de Coordination de la Nutrition, au sortir de l’atelier.

Au cours de cette rencontre, les participants ont analysé les résultats obtenus, dégagé les défis rencontrés et enseignements tirés avant de faire des propositions visant à pérenniser les acquis du programme. « Nous sommes au bout d’un parcours qui a beaucoup impacté le fonctionnement des collectivité dans les communes bénéficiaires », a témoigné M. Goïta, représentant du Maire de la Commune Urbaine de Sikasso.  Selon lui, le programme a rendu inclusive la gouvernance locale. « Right2Grow a été un cadre parfait pour un développement endogène », ajoute-t-il.

Quant à M. Ibrahima Dembélé de l’ONG Action Contre la Faim, il a rappelé : « Nous sommes parvenus ensemble à ces différents résultats. Ce combat doit continuer pour préserver de manière durable les acquis », a déclaré.

Selon Dr. Djibril Bagayoko, Chef de la Cellule de Coordination de la Nutrition, au cas où il y a le refinancement du programme, il faudra beaucoup responsabiliser les communautés, à travers les villages en lien avec l’arrêté interministériel qui donne le financement public aux comités de développement des villages, fractions et quartiers qui sont maintenant les chevilles ouvrières de cette transformation. « Le plus important, c’est qu’on doit être adossé aux textes législatifs de ce pays qui a accepté de transférer 21 de ses compétences aux collectivités, et de revoir le code des collectivités territoriales », ajoute-t-il.

Les politiques publiques influencées !

A la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le Directeur Pays de Action Contre la Faim, M. Mamadou Diop, a souligné : « grâce à un plaidoyer constant, coordonné et inclusif, mené aux côtés des services techniques de l’État, notamment la Cellule de Coordination de la Nutrition, la DGCT et la DGAT, avec l’appui d’un large réseau d’acteurs nationaux, nous avons pu influencer de manière durable les politiques publiques du Mali ».

Selon lui, ces efforts conjoints ont permis d’intégrer la nutrition multisectorielle dans les Plans de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) à travers les sessions de dissémination du PAMN 2021-2025, suscitant un engagement concret des collectivités territoriales dans la lutte contre la malnutrition. « Mais, la plus grande victoire reste sans doute l’inscription du droit à l’alimentation et à l’eau dans la Constitution du Mali, consacrée par l’Arrêté n°2023-08/CC-Réf du 21 juillet 2023. Ce résultat, fruit d’un plaidoyer national coordonné dans le cadre du programme Right2Grow, représente une avancée historique pour notre pays et pour les droits humains fondamentaux », a-t-il déclaré.

M. Mamadou DIOP estime que le plaidoyer ne s’est pas limité à la nutrition ou au WASH. « L’égalité de genre et l’autonomisation des femmes ont constitué des piliers de notre action. À travers la mise en place d’Associations villageoise d’épargne et de crédit, le renforcement des capacités des femmes transformatrices, et l’intégration du genre sensible à la nutrition et au climat dans les cadres de planification locale, nous avons consolidé le rôle des femmes comme actrices du changement. Nous avons contribué à rendre plus visibles leurs voix, leurs ambitions et leur leadership au sein des foras régionaux sur la nutrition et le WASH, des CLOCSAD et CAOCSAD, et des revues multisectorielles », ajoute-t-il.

Selon lui, ces acquis témoignent d’une chose : le changement est possible lorsque les efforts se conjuguent, les énergies s’unissent et la vision est partagée. « Mais, ils nous rappellent aussi notre responsabilité commune : capitaliser sur ces réussites, renforcer les dispositifs communautaires et institutionnels, et poursuivre la mobilisation pour une gouvernance plus inclusive et durable des droits à la nutrition, à l’eau et à la dignité », souligne-t-il.

Quant à M. Patrick Danière, Directeur Pays de World Vision, après 5 années de réalisation, il est impératif de procéder à une analyse rigoureuse des résultats obtenus, des défis rencontrés, ainsi que des enseignements tirés. « Ce cadre d’échange que constitue notre atelier vise non seulement à renforcer la stratégie de durabilité et de pérennisation des acquis du programme, mais aussi à valoriser les bonnes pratiques, et à orienter les futures interventions dans le domaine de la nutrition, sécurité alimentaire et du WASH », précise-t-il.

Financé par le Ministère des Affaires Étrangères des Pays-Bas, le programme Right2Grow avait pour objectif de garantir une nutrition adéquate aux enfants de moins de 5 ans en leur permettant d’atteindre leur plein potentiel.

Ousmane BALLO / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 13/10/2025 by Ousmane BALLO

2 thoughts on “Mali : cinq ans après, le programme Right2Grow trace la voie du changement

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