Les plus hautes autorités en charge de la Transition dans notre pays sont décidées et déterminées à réduire le train de vie de l’Etat. Des initiatives sont prises dans ce sens. C’est ce qui justifie la baisse des indemnités au Conseil National de Transition (CNT) de 400 000 FCFA par personne et 550 000 FCFA pour les membres du bureau. Il s’agit là d’un coup dur pour les ‘’marmitologues’’ de cette institution, prêts à tout pour leur ventre.
Nul doute, il y a des femmes et des hommes exceptionnels au CNT qui se battent avec honneur, dignité, dévouement, intégrité dans l’anonymat total pour le plus grand bonheur du pays et des communautés. Par contre, certains qui avaient presque toutes les difficultés du monde pour pouvoir joindre les deux bouts au quotidien, font de cette institution une sorte de vache laitière qui ne dit pas son nom. Ils sont prêts à tout pour leur ventre. Dans ce cadre, ils agissent à visage découvert avec des comportements qui ne font pas la fierté d’une Institution aussi importante que le CNT qui fait partie des vitrines incontournables de notre pays.
Ils sautent sur toutes les occasions, même les plus mauvaises, pourvu que leurs marmites continuent à bouillir. Loin des intérêts du pays et des communautés, ceux-ci ne se battent que pour des intérêts personnels. Ces comportements sont vraiment dommageables, surtout dans un pays en crise comme le nôtre. C’est ce qui fait que la révocation des membres du CNT est régulièrement réclamée par-ci et par-là. Heureusement que les plus hautes autorités ne tiennent qu’à la bonne marche des affaires publiques. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi Goïta accorde une importance particulière à cet aspect.
Faut-il le rappeler, si elle était initialement inscrite à l’ordre du jour de la plénière du 29 mai 2025, la nouvelle délibération sur la loi organique fixant les indemnités et autres avantages alloués aux membres du Conseil National de Transition (CNT) a finalement été votée, le jeudi 12 juin 2025, à huis clos. Toute chose qui fait que chaque membre du CNT renonce désormais à 400 000 FCFA, contre 550 000 FCFA pour les membres du bureau.La loi organique N°2023-058/CNT-RM fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du CNT a passé devant les sages de la Cour Constitutionnelle à deux reprises.
Dans ce cadre, dans un premier arrêt rendu le 18 avril 2024, la Cour Constitutionnelle avait déclaré que certains articles, notamment l’article numéro 9 de ladite loi, était conforme à la Charte de la Transition et à la Constitution. Elle avait cependant demandé la reformulation des articles 2 et 3 et déclaré non conformes à la Constitution et à la Charte les dispositions des articles 1, 4, 5, 6, 7 et 8. Le même projet a été renvoyé, le jeudi 29 mai 2025, au niveau du Conseil National de Transition (CNT) pour modifications.
La loi organique n°2023-058/CNT-RM du 25 avril 2024 mentionne que les membres du CNT perçoivent une indemnité parlementaire mensuelle calculée sur la base de l’indice hors échelle. Elle fait référence à d’autres avantages alloués aux membres du CNT. Un budget propre : L’Assemblée Nationale, à qui le CNT a succédé, dispose d’un budget annuel, inscrit sans restriction au budget de l’État. Il faut noter que les avantages et indemnités des membres du CNT comprennent une indemnité parlementaire mensuelle ainsi que d’autres avantages non précisés dans le texte.
Il y a aussi : une indemnité de représentation par mois ; une indemnité spéciale pour les membres du bureau ; une indemnité chauffeur pour les membres du bureau ; une indemnité de session par jour de session ; une indemnité de restitution par session ordinaire ; une indemnité de logement par mois, etc. Ce qui est sûr et certain, le fait pour chaque membre du CNT de renoncer désormais à 400 000 FCFA, contre 550 000 FCFA pour les membres du bureau constitue un coup dur pour les ‘’marmitologues’’ qui ne défendent que leurs propres intérêts.
Tougouna A. TRAORE
Source : La Rédaction du Mali

