Enlèvement du Col. Major Kassoum Goïta : Ses avocats s’inquiètent…

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Le Collectif des avocats du colonel-major Kassoum Goïta, de docteur Kalilou Doumbia et des trois  co-accusés informe l’opinion nationale qu’il a été constaté au matin du vendredi 31 mai 2024 aux environs de 3h30 du matin que son client, le colonel major Kassoum Goïta, détenu, au Groupement d’Intervention de la Gendarmerie mobile (G.I.G.M), sis au Camp 1 de la Gendarmerie de la rive gauche de Bamako, a fait l’objet d’enlèvement dans sa cellule de détention par des éléments étrangers au système judiciaire du Mali. Selon les avocats, le déplacement nocturne et non officiel aurait été effectué, selon les informations disponibles, à l’insu du procureur général.

Dans une note d’information rendue publique le 10 juin 2024, les avocats du colonel-major Kassoum Goïta expriment leur inquiétude face au déplacement sans base juridique de leur client. Ce qui constitue un enlèvement, selon le Collectif des avocats, qui estime qu’à ce jour, les Conseils ainsi que sa famille n’ont reçu aucune information le concernant et n’ont pu avoir aucun contact, ni direct, ni indirect, avec le colonel-major.

« Une sommation interpellative a été adressée au Légionnaire du Camp 1, en la personne du colonel Youssouf Diallo, qui a donné comme réponse, de s’adresser à sa hiérarchie. La tenue du procureur général à l’écart de l’initiative de ce déplacement nocturne et le maintien prolongé de l’accusé au secret, constituent une infraction d’enlèvement au sens juridique. Le procureur général en a été officiellement saisi par courrier du 03 juin 2024, sans plus de succès, pour le moment », explique le collectif.

Toutefois, le conseil souligne que la défense du détenu met en garde que le procureur général près la Cour d’Appel de Bamako assume la responsabilité de la garantie de l’intégrité du colonel-major Kassoum Goïta, dès le prononcé de l’arrêt de renvoi n°12 du 10 janvier 2023 devant la Cour d’Assises et ce, durant toute la durée de sa détention

Le Collectif en appelle donc en premier lieu, au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme pour une intervention en faveur du respect de l’indépendance de la justice et du respect de la Constitution et des conventions régulièrement signées par le Mali mais aussi invite les organisations de défense des droits de l’Homme et aux Ordres professionnels pour briser le silence, face à la violation répétitive des droits élémentaires de ses clients.

Amadou Kodio

Source : Ziré