La région de Bougouni a donné, samedi 25 juillet 2026, le coup d’envoi de la 32ᵉ édition de la campagne nationale de reboisement. Organisée à l’École fondamentale de Massabilacoura sous le thème « La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient », cette initiative traduit la volonté des autorités de restaurer durablement le couvert végétal et de renforcer l’engagement citoyen en faveur de la protection de l’environnement.
C’est dans une ambiance marquée par une forte mobilisation populaire que la Direction régionale des Eaux et Forêts de Bougouni a procédé au lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2026. Placée sous le slogan « Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous », cette édition met particulièrement l’accent sur l’implication de la jeunesse dans la sauvegarde des ressources naturelles.
La cérémonie était présidée par Dramane Diakité, Directeur de cabinet du Gouverneur de la région de Bougouni, en présence des autorités administratives et coutumières, des élus locaux, des responsables des services techniques, des organisations de la société civile, des élèves ainsi que de nombreux citoyens venus témoigner de leur engagement en faveur de la protection de l’environnement.
Dans son allocution, Dramane Diakité a rappelé que planter un arbre est bien plus qu’un simple geste symbolique. Selon lui, il s’agit d’un véritable acte de citoyenneté qui contribue à restaurer les écosystèmes, à protéger les sols contre la dégradation, à atténuer les effets du changement climatique et à améliorer les conditions de vie des populations.
Il a également annoncé les ambitions de la région pour cette campagne, avec un objectif de production de près de 500 000 plants de différentes espèces et la réalisation de 350 hectares de reboisement sur l’ensemble du territoire régional.
Pour marquer l’ouverture officielle des activités, le représentant du Gouverneur a procédé à la plantation d’un caïlcédrat (Khaya senegalensis), communément appelé « Djala » en bambara, symbole de l’engagement des autorités en faveur de la restauration du patrimoine forestier régional.
Le Directeur de cabinet a rappelé que Bougouni, région à forte vocation agro-sylvo-pastorale, tire une grande partie de son développement de ses ressources naturelles. La préservation des forêts constitue ainsi un enjeu majeur pour garantir la sécurité alimentaire, soutenir les activités économiques locales et assurer un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.
À l’issue de la cérémonie officielle, les participants se sont rendus dans la forêt classée de Flaboula, située le long de la Route nationale n°8 (RN8), où une opération de reboisement a permis de restaurer deux hectares de couvert végétal.
Des acteurs locaux fortement engagés
Les différentes interventions ont mis en lumière le caractère collectif de cette campagne. Le chef du quartier de Massabilacoura a exhorté les responsables des établissements scolaires à assurer un suivi rigoureux des arbres plantés dans les écoles afin de sensibiliser durablement les jeunes à la protection de l’environnement.
Représentant le maire de la Commune urbaine de Bougouni, Aïssata Traoré Diarra a souligné que les arbres demeurent indispensables à la vie quotidienne. Ils jouent un rôle essentiel dans l’alimentation, la santé, la construction des habitations, la préservation des ressources naturelles et le bien-être des communautés.
Le Directeur régional des Eaux et Forêts par intérim, le Commandant Moussa Fahiké, s’est réjoui de la forte participation enregistrée lors de cette cérémonie, organisée simultanément avec le lancement national tenu au Palais des Pionniers de Bamako sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État.
Il a rappelé que la région de Bougouni dispose d’un important potentiel forestier comprenant 13 forêts classées couvrant plus de 260 420 hectares, auxquels s’ajoutent 176 291 hectares de domaines protégés. Une richesse naturelle qui nécessite une vigilance permanente et l’implication de tous les acteurs.
Le Commandant Moussa Fahiké a également indiqué que 42 plants ont été mis en terre dans la cour de l’École fondamentale de Massabilacoura avec la participation des autorités et des populations. Il a insisté sur la nécessité non seulement de planter des arbres, mais surtout de les protéger contre les coupes abusives, les feux de brousse et les autres formes de dégradation.
Les chasseurs traditionnels aux côtés des Eaux et Forêts
Prenant la parole au nom des chasseurs traditionnels, le président de la Fédération des Donso de Bougouni, Sékoni Ségou, a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner les agents des Eaux et Forêts dans la surveillance et la protection des espaces forestiers.
« La forêt, c’est la vie », a-t-il déclaré, rappelant que la sauvegarde des ressources naturelles constitue une responsabilité collective qui engage aussi bien les autorités que les communautés locales.
À travers cette 32ᵉ édition de la campagne nationale de reboisement, les autorités régionales entendent renforcer les actions de restauration du couvert végétal, lutter contre la déforestation et sensibiliser davantage les populations aux enjeux environnementaux.
Au-delà des chiffres et des objectifs fixés, cette campagne se veut un appel à la mobilisation de tous les citoyens autour d’un principe simple mais essentiel : chaque arbre planté et entretenu représente un investissement durable pour l’avenir du Mali.
Par Aly Badra Keïta (A.B.K.) / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 27/07/2026 by Ousmane BALLO
