En droite ligne de la célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le Webinaire de l’Association Galien Africa a eu lieu, le mardi 11 mars 2025, autour du thème : « Quel leadership féminin pour le droit, l’égalité et l’autonomisation des femmes et des filles pour améliorer l’accès universel à la santé en Afrique ? ».
Cette occasion a été une opportunité pour décortiquer les défis majeurs qui constituent un frein pour l’ascension des femmes dans le secteur de la santé. Tout de même, des pistes de solutions pour une plus grande inclusion ont été dévoilées pour une vraie autonomisation des femmes et des filles.
Ce Webinaire a été modéré par Dr Raymonde Goudou Coffie, ministre Gouverneure du District Autonome des Lacs en Côte d’Ivoire. Il a été décortiqué par Dr Corine Karema, Ancienne Directrice du Programme National de Lutte contre le Paludisme et les Maladies Tropicales Négligées du Rwanda, Dr Fatoumata Adelle Barry, spécialisée en systèmes et politiques de santé au Niger, Pr Ibrahima Seck, Directeur de l’Institut de Santé et Développement du Sénégal, Dr Precious Matsoso, ancienne Directrice Générale de la Santé en Afrique du Sud.
Il ressort clairement des constats que dans la plupart des pays africains, l’absence de politiques actives de promotion des femmes dans les structures de santé ou les institutions publiques limite considérablement leurs perspectives de carrière. Tout de même, les données font ressortir que l’absence de mesures adaptées, telles que des congés parentaux équitables, des horaires flexibles ou des crèches à proximité des lieux de travail, contribue à ralentir, voire interrompre les carrières féminines. Face à cette situation qui interpelle plus d’un, Dr Corine Karema a été très claire en ces termes : « Il est essentiel de promouvoir davantage les femmes dans la santé publique et la lutte contre les maladies endémiques, en leur offrant un accompagnement adapté ». Dr Fatoumata Adelle Barry a mis un accent particulier sur la nécessité d’ancrer le leadership féminin dans une dynamique de service aux communautés. Elle trouve que tout engagement dans un poste de responsabilité doit, avant tout, viser l’amélioration des conditions de vie des populations. Elle a également mis en avant l’importance des compétences et du mentorat dans l’évolution des carrières féminines. Dr Fatoumata Adelle Barry estime que les qualifications s’acquièrent à l’école, mais les compétences se développent aussi grâce au mentorat et à l’apprentissage auprès de divers réseaux. C’est ce qui explique ses encouragements à l’endroit des jeunes femmes à s’inspirer des initiatives existantes et à collaborer avec d’autres acteurs pour renforcer leur plaidoyer en faveur de politiques inclusives. Pr Ibrahima Seck a touché du doigt le rôle joué par les femmes dans le domaine de la santé. Il estime que malgré tout, elles sont victimes de discrimination et se heurtent à des obstacles. Il ressort de ses explications que la situation du moment nécessite un effort concerté de tous. Dr Precious Matsoso a surtout insisté sur la mise en place de lois proactives favorisant l’accès des femmes aux postes de responsabilité et l’adoption de stratégies plus efficaces pour lutter contre les inégalités.
Au regard de tout ce qui précède, il ressort clairement des constats que si des efforts ont été consentis, le chemin à parcourir reste encore long pour relever les différents obstacles.
Tougouna A. TRAORE / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 13/03/2025 by Ousmane BALLO
