Réduction des accidents de la route : Mme DiadjiSacko prépare ses recettes !

Dans le souci de réduire considérablement les accidents de la route, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) a organisé, sous le parrainage du ministère des Transports et de la Mobilité  urbaine, une rencontre d’échanges autour des statistiques d’accidents de la circulation routière de l’année 2019. C’était le 24 mars 2020 à la Direction de ladite Agence.

Les travaux de cette rencontre étaient dirigés par Ousmane Bah Maïga, conseiller technique au ministère des Transports et de la Mobilité  urbaine en présence de Mme DiadjiSacko, directrice générale de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER).

Ont pris part à ces débats, les représentants des différentes directions chargées des questions de la sécurité routière, notamment la police nationale, la gendarmerie nationale, la protection civile et les services de santé. Au cours de cette rencontre, il était aussi question pour les acteurs de la sécurité routière, d’échanger et de valider les données statistiques de l’année 2019. Il s’agissait, au sortir des travaux, de disposer des données fiables et harmonisées pour poser le diagnostic de l’insécurité routière et proposer des mesures pertinentes permettant de prévenir le fléau.

La réunion s’est tenue dans un cadre assez restreint pour respecter les mesures de prévention de la pandémie du coronavirus qui sévit dans le monde entier. Toutefois, le nombre recommandé dans une salle, ainsi que la distance réglementaire donnée par les autorités nationales ont été respectées.

Selon le représentant du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, si la pandémie du COVID 19 est une menace ou une catastrophe à part entière dont le Mali souffre davantage, l’insécurité routière reste également  l’une des causes les plus élevées du taux de mortalité dans le monde.

Ainsi, à titre d’illustration, Ousmane Bah Maïga a mentionné que de 2000 à 2018, les catastrophes naturelles ont fait 500 000 morts à travers le monde ; les guerres quant à elles, ont causé 900.000 morts. Pendant la même période, avance-t-il, les accidents de la route ont fait 25 000 000 morts dont 2 millions d’enfants de 0 à 14 ans.

A la suite de ces statistiques macabres, le représentant du ministre des Transports et de la Mobilité urbaine se pose un certain nombre de questions : « Je me demande pourquoi jusqu’ici l’insécurité routière n’est pas perçue comme une priorité  mondiale et nationale. L’une des réponses qui n’est  sans doute pas la seule, est, je pense, que nous manquons souvent des statistiques au niveau national à la hauteur des enjeux.»

Des perspectives pour l’année 2020 !

Selon Mme DadjiSacko, directrice générale de l’ANASER, la compilation des données sera un pan important dans les stratégies d’intervention de l’Agence Nationale pour la Sécurité Routière dont le plan d’action de cette année a déjà été validé par le Conseil d’Administration au début de l’année 2020. «Les statistiques sont extrêmement importantes. Voilà pourquoi nous avons organisé cette rencontre avec les différents acteurs de la circulation routière ou de la sécurité routière. Il faut rassembler les statistiques, débattre là-dessus afin de les soumettre au ministre avec des recommandations à la base. Une fois que le ministre aura validé, nous pouvons non seulement le rendre public, mais aussi s’appuyer là-dessus pour travailler à réduire considérablement ce chiffre », a-t-elle précisé.

Dans son intervention, la directrice de l’ANASER a également souligné :

«Nous avons beaucoup d’initiatives pour atteindre l’objectif qui est de réduire au moins à 50% le chiffre de 2019 à défaut d’enregistrer zéro cas. Nous prévoyons très prochainement de s’entretenir avec les transporteurs afin d’échanger sur les comportements à adopter pendant les trajets, mais aussi rappeler suffisamment les règles du code de la circulation routière avec les pénalités à la clé. Nous comptons aussi accentuer le contrôle sur toutes les voies, notamment avec les gros porteurs, la question des surcharges, la limitation de la vitesse pour les véhicules et les motos aussi. Il y a également la question du port de casque qui est très vital bref, nous allons beaucoup travailler à responsabiliser les conducteurs sur tous les aspects. »

A préciser qu’à la fin de cette rencontre, le rapport final avec des recommandations à l’appui a été soumis au ministre des Transports et de la Mobilité urbaine.

Amadou Basso