Pour combler le déficit énergétique au Mali : Modibo Sidibé dévoile ses recettes !

Face à la question récurrente de l’accès à l’électricité et l’eau au Mali, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé a partagé ses analyses sur la question à travers un document intitulé “Les engagements de Modibo Sidibé pour l’accès à l’électricité et l’eau au Mali”, tiré essentiellement de son programme présidentiel Mali Horizon 2030, présenté en 2013.

Dans ce document, il propose de poursuivre et renforcer l’effort national pour augmenter l’offre d’électricité. Ainsi, dit-il, le taux d’accès à l’électricité dans les zones rurales comme au niveau du pays tout entier sera multiplié par deux. “Nous développerons des alternatives crédibles et durables aux énergies traditionnelles : barrages, énergie solaire, biomasse, biocarburant, qui devront représenter à terme 70% de l’électricité produite dans le pays”.

Selon lui, les projets d’interconnexion avec les réseaux électriques des pays de l’Uemoa et de la Cédéao seront privilégiés et réalisés. Parallèlement, il dira qu’il faut inciter les entreprises à améliorer leurs performances énergétiques et travailler à alléger la facture d’énergie des ménages. “Ma vision pour 2030 est que 80% de la population ait alors accès à l’électricité”, propose-t-il.

De son point de vue, il faut mettre la priorité sur les énergies renouvelables, pour que la filière “énergie solaire” change d’échelle, car elle aujourd’hui encore très artisanale.

Selon l’ancien Premier ministre, l’objectif est que d’ici 2030 les forages, les écoles et les centres de santé des zones rurales produisent grâce au solaire l’électricité qui leur est nécessaire. “Cet objectif s’inscrira dans un programme intégré de développement d’une économie verte, qui inclura formations, création d’emplois et mise en valeur d’autres énergies renouvelables”.

À le croire, dans son schéma, en 2018, 90% de la population devait avoir accès à l’eau potable en poursuivant et approfondissant les efforts considérables développés ces dernières années dans ce domaine, avec des performances qui avoisinent les Objectifs de développement du millénaire. “Nous poursuivrons la réhabilitation et le renforcement du réseau d’adduction d’eau potable et l’équipement des localités de plus de 3 000 à 5000 habitants non pourvues en châteaux d’eau. Nous renforcerons l’efficacité de ces actions en mettant en œuvre des partenariats public-privé, en maîtrisant la consommation des services publics, en incitant les particuliers à faire de même, en réhabilitant les équipements qui le nécessitent et en favorisant l’émergence des petits opérateurs.

Les collectivités territoriales qui gèrent la fourniture d’eau potable et l’assainissement seront soutenues dans cette action par des programmes leur permettant de renforcer leurs capacités techniques, managériales et financières”, a-t-il laissé entendre.

Pour l’ancien Premier ministre, il faut étendre de façon significative l’alimentation en eau des localités rurales en poursuivant la réalisation de forages équipés et de châteaux d’eau et en favorisant l’installation de grandes adductions d’eau, de manière à desservir tous les villages satellites sur un rayon d’au moins 5 km.

Et d’ajouter que les localités isolées de moindre importance seront dotées prioritairement de puits équipés de pompes solaires ou de pompes à motricité humaine. “L’utilisation de systèmes de traitement de l’eau sera préconisée dans les zones où la qualité des eaux souterraines est mauvaise, par des procédés de dessalement ou de traitement des eaux de surface”, a-t-il conclu.

Boubacar PAÏTAO

Source : Aujourd’hui-Mali

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