Niger: Mohamed Bazoum nomme Ouhoumoudou Mahamadou comme Premier ministre

Le nouveau Premier ministre du Niger est connu, c’est Ouhoumoudou Mahamadou, un homme du sérail de l’ex-président Issoufou Mahamadou. Il est membre du bureau politique du PNDS depuis trente ans. Il dirigera les actions du futur gouvernement qui sera nommé dans quelques jours.

Ouhoumoudou Mahamadou, 66 ans, est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques, d’un diplôme d’études supérieures de gestion et administration des entreprises, en plus d’un diplôme d’études comptables supérieures.

Fidèle de l’ancien président Issoufou

Sur le plan international, il a notamment occupé le poste de secrétaire exécutif adjoint chargé de l’administration des finances de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Sur le plan politique, Ouhoumoudou Mahamadou est membre du PNDS, parti au pouvoir depuis sa création en 1990. Il est élu à deux reprises à l’Assemblée nationale. De 1991 à 1993, il a été ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Industrie, puis ministre des Finances de 2011 à 2012. Plusieurs cadres du ministère des Finances assurent que Ouhoumoudou Mahamadou est à l’aise avec les chiffres. Et il aurait la confiance des bailleurs de fonds, selon d’autres sources.

Il a aussi été directeur de cabinet du président Issoufou pendant six ans. Ces nombreuses années passées au sein du gouvernement font de lui le plus à même au sein du camp présidentiel pour prendre la place de Premier ministre.

Fidèle parmi les fidèles du président Mahamadou Issoufou, il a une parfaite connaissance de tous les grands dossiers de la VIIe République. Son appartenance au premier cercle du pouvoir fait de lui un homme incontournable, même au sein du parti PNDS.

Originaire de la région de Tahoua, la région natale de Mahamadou Issoufou, c’est lui qui a dirigé la dernière campagne électorale dans cette zone où le PNDS a engrangé plus de 932 000 voix ouvrant ainsi la présidence de la République à Mohamed Bazoum. C’est d’ailleurs aussi le poids électoral de cette région qui aurait joué en faveur de sa nomination. Selon un membre du bureau politique du PNDS : « Ce poste revient de droit à la région du Tahoua ».

Formation d’un gouvernement

Le Premier ministre s’attelle maintenant à former son gouvernement, mais il ne prendra aucun acte avant sa prestation de serment devant les membres de l’Assemblée nationale en milieu de semaine. Une fois, cet examen de passage agréé par les 160 députés de la majorité, il pourra former son premier gouvernement. Tous les postes régaliens à l’exception d’un seul reviendraient au parti pouvoir (PNDS).

Du côté de l’opposition, cette nomination est un non-événement alors que ceux-ci contestent toujours l’élection.

Source: RFI

 

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