Mali: l’AIP organise une rupture collective de jeûne entre les civils et les forces de sécurité

C’est dans le but de renforcer la confiance entre les forces de sécurité et les populations civiles que l’association l’Action pour l’Intérêt du Peuple (AIP) a initié une cérémonie de rupture collective de jeûne entre des personnalités civiles et des agents de sécurité. C’était ce 05 Mai 2021 dans la cour de la direction régionale de la protection civile (DRPC), sise à Bolibana.

A cette occasion, l’on notait la présence des agents de la police nationale, ceux de la gendarmerie et des douanes et de la protection civile. La population quant à elle était composée des chefs de quartier, des imams de mosquées, des jeunes leaders et des hommes de médias. Ensemble, civils et agents des forces de l’ordre et sécurité ont mangé autour de la même table avant de procéder à une prière collective dans la cour de la DRPC.

Selon Abdoulaye Fofana alias 120, président de l’Action pour l’Intérêt du Peuple, cette rencontre est sensée renforcer les liens entre civils et porteurs d’uniforme. «Nous menons beaucoup d’actions visant à aider les forces de sécurité dans leurs tâches de protection des civils. Cependant, nous avons fait un constat qui est de savoir que ces populations qui doivent bénéficier de l’aide des agents ont même peur de les approcher. Alors, nous nous sommes dit, il faut qu’on travaille à renforcer les liens. La méfiance n’a pas sa place entre une population et ces agents de sécurité qui sont sensés la protéger. Voilà la raison de cette initiative », souligne-t-il.

Le Commissaire Principal du 3e Arrondissement de Bamako, Sadio K Tomota, a tenu à remercier les initiateurs. «Personnellement, nous avons été mandaté par le directeur régional de la police nationale pour prendre part à cette rupture collective. Je pense que ceci est une bonne initiative qu’il faut saluer. Les forces de sécurité ne seront efficaces que si elles ont le soutien et l’accompagnement des populations. Je veux dire ici que l’AIP a totalement raison. Nous sommes porteurs d’uniforme, mais nous ne sommes pas une menace quelconque pour la population. C’est pour elle que nous existons et c’est pour elle que nous existeront toujours. Je voudrais que nos frères et sœurs sachent qu’ils n’ont aucune raison d’avoir peur des forces de sécurité ». précise-t-il.

Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali