Lutte contre le terrorisme dans le Sahel : la force Takuba lancée !

C’est le 27 mars 2020 que la force Takuba a été officiellement lancée. C’est un groupement de forces spéciales européennes qui viendront appuyer les forces armées et de sécurité du Mali dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. C’est une initiative de la France avec le soutien de dix autres pays européens, à savoir : l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède.

Du communiqué relatif à la création de ladite force, il ressort : «Considérant que la situation sécuritaire au Mali, et, plus largement au Sahel, est toujours préoccupante, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède soutiennent politiquement la création d’une task force pour assister les forces armées maliennes dans la lutte contre les groupes terroristes et appuyer les efforts actuellement déployés par l’opération Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel. »

Cette force Takuba, composée de centaines d’hommes, sera bientôt opérationnelle sous le commandement français dans la zone du Liptako Gourma, plus précisément aux frontières Mali-Niger-Burkina Faso. Devenue le sanctuaire des groupes armés terroristes avec à leur tête, l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) de Abou Bakr al-Baghdadi, cette zone dite les trois frontières est aujourd’hui considérée comme la partie la plus dangereuse dans l’espace sahélien.

La France déjà dans les lieux à travers la Barkhane, la force Takuba est certainement un soutien de taille pour Paris et un espoir pour les pays du Sahel, même si en plus de France, pour l’instant, seulement cinq autres pays sur les onze ont affirmé leur participation à ladite force. Il s’agit de la Belgique, le Danemark, l’Estonie, les Pays-Bas et le Portugal.

En entendant la décision de son Parlement, la Suède compte participer à Takuba, sous forme d’une force de réaction rapide héliportée de 150 personnes. Quant à la Norvège et à l’Allemagne, elles ont toutes décliné leur participation à cette force qui se dit européenne sur l’initiative de la France.

Ousmane BALLO