Insécurité au Centre du Mali: les populations appellent les autorités à agir

C’est la panique dans plusieurs localités du centre du pays frappées par une série d’attaques terroristes cette semaine. A Bandiagara et Bankass dans la région de Mopti, ces attaques ont ciblé les positions de l’armée malienne mais également les populations civiles. A Farabougou les populations sont toujours assiégées par des présumés terroristes.

La situation reste tendue à Farabougou, localité située dans le cercle de Niono. Pas de sortie ni d’entrée possible dans le village où des terroristes ont imposé un blocus, rapportent des habitants. Ces mêmes sources indiquent que 6 personnes ont été tuées, 22 autres blessées et 9 portées disparues. Et trois enfants ont succombé à la famine. La population affirme avoir alerté les autorités. Mais aucune intervention militaire n’a été pour le moment, signalée, selon elle.

A Sokoura, dans le cercle de Bankass, région de Mopti, un calme précaire règne après l’attaque contre le poste militaire de la localité dans la nuit de lundi 12 à mardi 13 octobre dernier. Selon un communiqué du gouvernement, cette attaque a fait 24 morts dont 11 militaires et 13 assaillants. Aussi, ajoute le communiqué, l’aviation militaire a détruit 2 véhicules. Quelques heures après cette attaque, un car transportant des forains est tombé dans une embuscade. Bilan : 12 morts dont une femme en état de grossesse et un bébé.

Toujours dans la région de Mopti, le village de Wol-ouro dans le cercle de Koro, a aussi été attaqué par des hommes armés non identifiés ce mardi 13 octobre. « Pas de perte en vie humaines, mais près de 4000 animaux ont été emportés par les assaillants », affirment des sources locales.

Après la double attaque qui a fait 14 morts entre Bandiagara et Bankass, les autorités locales ne décolèrent pas. Elles de mandent aux nouvelles autorités de prendre leurs responsabilités en sécurisant les populations. Elles rappellent que l’une des raisons du départ de l’ancien régime est son incapacité à résoudre le problème sécuritaire dans le pays.

Source: Studio Tamani 

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