Esclavage au Mali : Lancement d’une étude de recherche sur le phénomène

Le rectorat de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) a abrité jeudi dernier le lancement officiel de l’étude de recherche du projet «Déplacements ruraux prolongés et illisibles, invisibles: esclavage et migrations internes forcées au Mali ». La cérémonie était présidée par Boubacar Touré, conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux.

Le projet de recherche est piloté par le consortium formé par le Coordinateur du laboratoire d’études et de recherches en droit décentralisation et développement Local (LERDDL) de la Faculté de droit public (FDPU) de l’USJPB, Pr Bakary Camara; et la responsable de l’Institut d’étude africaine et orientale (SOAS); Dr Marie Rodet. Son objectif est de promouvoir la visibilité, le développement économique et le bien-être des communautés de descendants d’esclaves déplacés de force sur une longue durée dans la Région de Kayes.

Cela par le biais de la recherche à travers l’identification et l’analyse de réinstallations forcées historiques et contemporaines de populations dites «esclaves” depuis plus de 100 ans dans 6 localités des Régions de Kayes et de Ségou.

Le projet de recherche a pour but aussi d’analyser les liens passés et présents entre déplacements forcés et esclavage par descendance dans la Région de Kayes. Il sensibilisera aussi aux droits civiques et renforcera les capacités de plaidoyer des communautés. Le projet donnera également l’opportunité à deux doctorants de mener des recherches doctorales.

Par visioconférence depuis Londres (Angleterre), Dr Marie Rodet a révélé que depuis octobre 2018, plus de 3.000 personnes se sont déplacées dans la Région de Kayes du fait de l’esclavage. Ce qui avoisine les déplacés internes dans la Région de Mopti. Le Pr Bakary Camara a, lui, soutenu que le projet de recherche débouchera sur la formation des doctorants et des parajuristes. Il est aussi destiné à renforcer la paix, la sécurité et la cohésion sociale entre les citoyens, a ajouté le coordinateur du LERDDL.

Le projet «esclavage et migration interne forcée au Mali» prévoit un volet recherche, a souligné le vice-recteur de l’USJPB Bouréïma Kansaye, avant de préciser que le plan stratégique 2017-2021 de son Université met un accent particulier sur la promotion de la recherche scientifique. «Nous nous réjouissons de la participation de notre université à ce projet qui porte sur un sujet d’une brûlante actualité chez nous au Mali comme ailleurs dans le monde.

Il y a donc une urgence et une nécessité évidente de produire du savoir scientifique de haute facture pour soutenir les actions qui seront entreprises sur le terrain afin de donner une réponse adéquate à la problématique de l’esclavage», a indiqué Bouéïma Kansaye. Et le vice-recteur de soutenir que le projet dans sa globalité a besoin de s’appuyer sur des résultats de recherche pour réaliser ses principaux objectifs.

Il assuré que l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako ne ménagera aucun effort pour la réussite totale du projet. Le conseiller technique a indiqué que le département en charge de de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux entend faire de la recherche un levier de transformation structurelle de notre pays.

«Depuis quelques années, nous avons instruit aux responsables des IES de donner toute sa place à la recherche fondamentale et appliquée sur les grandes questions de société à traduire les partenariats locaux, sous-régionaux et internationaux en des initiatives concrètes, visibles et utiles pour la communauté universitaire et la nation tout entière», a rappelé Boubacar Touré qui dira que le projet «esclavage et migration interne forcée au Mali» va en droite ligne de la vision de son département.

Sidi Y. WAGUÉ

Source: L’Essor 

One Reply to “Esclavage au Mali : Lancement d’une étude de recherche sur le phénomène”

  1. On peut dire qu ils manque des volontaires politiques états malienne car plus deux trois ans sa exégese toujours comme si nous nai pas citoyen malienne alors qu’on a contribué sur tout les plans développement des cette pays il fallait que les autres viennent régler notre problème

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