Crise politique au Mali : Le Haut Commissariat aux droits de l’homme prône la non violence

Dans une note rendue publique ce vendredi 17 juillet, le Haut Commissariat aux droits de l’homme exhorte les forces de sécurité à s’abstenir de recourir de façon injustifiée ou excessive à la force dans le maintien de l’ordre lors des manifestations.

Le Haut Commissariat aux droits de l’homme exige également l’ouverture d’une enquête. « Il est essentiel que toutes les allégations de violations des droits de l’homme et d’actes de violence commis au cours des manifestations fassent l’objet d’enquêtes rapides, approfondies, transparentes et indépendantes et que les responsables aient à répondre de leurs actes ».

Conformément à son mandat, la Division des droits de l’homme et de la protection de la Minusma a lancé une mission d’enquête pour examiner les allégations de violations graves des droits de l’homme perpétrées dans le cadre des manifestations, précise la note.

La commission aux droits de l’homme a également noté avec gravité le saccage d’une partie du bâtiment de l’Assemblée nationale et l’occupation des locaux de la station de radio et de télévision nationale, les mettant hors service.

Par ailleurs, le Haut Commissariat appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à utiliser des moyens pacifiques. Il se dit également préoccupé par la prolifération de fausses nouvelles et de messages en ligne incitant à la violence, ce qui risque d’aggraver davantage les tensions.

Déplorant le refus à l’accès aux manifestants en détention à la date du 13 juillet, la Commission nationale des droits de l’homme du Mali, rappelle « aux autorités leur obligation de soutenir, et non d’entraver, le travail de l’institution nationale des droits de l’homme et des organisations de la société civile qui jouent un rôle important en matière de promotion et de protection des droits de l’homme de tous au Mali ».

Par la même occasion, le Haut Commissariat appelle les institutions publiques du pays ainsi que les acteurs politiques à respecter les principes démocratiques et à protéger les droits de l’homme et l’État de droit.

T. Camara

Source: L’Essor