‘’COVID-19 : Au-delà du réel’’ : une réflexion littéraire sur l’avenir de l’humanité

Imaginer d’autres mondes où les mesures barrières imposées par la COVID-19 ont fini par s’ancrer dans les habitudes des humains, où de nouveaux codes sociaux sont nés avec des déformations congénitales donnant l’impression que l’espèce humaine est en train d’être remplacée par une autre, voilà l’exercice que l’association culturelle ‘’Écritures des Suds’’ (EDS) propose à quinze jeunes lycéens et étudiants à travers son projet intitulé ‘’Passerelle 2 – COVID-19 : Au delà du réel’’. Ce projet, financé par le Fonds Maaya, qui a été retardé non seulement par la pandémie de la Covid-19 mais aussi par la longue grève des enseignants, a démarré finalement dans la deuxième quinzaine de septembre 2020, avec les inscriptions et les premiers échanges en ligne. C’est le 10 octobre dernier au siège de l’association sis à Sotuba, Cité Mali Univers, que s’est déroulée la troisième phase du projet appelée Plénière 1. Il s’agissait pour les porte-paroles de chacune des cinq équipes de présenter, à travers un speech, le résumé de ce qui va constituer leurs aventures littéraires dans les deux mois à venir. C’était en présence de M. Souleymane Ouologuem, représentant le Fonds Maaya et de M. Adama Traoré, le parrain du projet et non moins président de l’association culturelle Acte SEPT.

Comment sera le monde de demain ? Quels seront les impacts des mesures-barrières sur l’humanité, dans un futur proche ou lointain ? Les codes sociaux résisteront-ils aux influences, à long terme, des mesures comme la distanciation sociale, les nouvelles manières de se saluer ? Telles sont les questions centrales du projet.

Ainsi l’aventure tant attendue a été lancée le samedi dernier. Désormais, les jeunes lycéens et étudiants sont invités à faire une projection mentale dans le temps pour décrire l’humanité dans vingt, trente, cinquante ans, en imaginant l’impact à long terme de toutes les mesures-barrières imposées par la maladie. Le cadre a été bien choisi pour ces jeunes de planter, tour à tour, le décor de leurs aventures.

Assitan Coulibaly du Lycée Bah Fanta de Djélibougou est leader de l’équipe A dénommée ‘’Les honorables’’. Elle nous explique l’aventure à laquelle son équipe s’est préparée : « Notre pays imaginaire s’appelle Beihu qui se trouve dans un monde appelé Hiessa. Ce monde qui se trouve très loin de notre époque, est plein de mystères. Vous remarquerez que dans ce monde, il y a beaucoup de naissances et que beaucoup

 d’enfants viendront au monde sans avoir tous leurs membres. Donc, nous les médecins fraîchement sortis des universités de ce monde allons mener des recherches afin de trouver non seulement les causes de la maladie, mais aussi les remèdes qu’il faut, pour éviter une extermination massive de l’humanité. C’est un rêve fou, mais il faut s’attendre à tout. Nous vous invitons au mois de décembre pour découvrir ce qu’on a ramené de cette aventure. »

Ils sont au nombre de quinze élèves et étudiants répartis en cinq équipes dotées chacune d’un Mentor : Les Honorables, Les Luminaires, Les Enchanteurs, Les Anges et les Annonciateurs. Deux personnages sont aussi présents dans cette aventure : le Maître du Temps qui oriente, canalise et rappelle de temps en temps les principes de l’aventure et l’Huissier qui parcours les QG des Aventuriers pour les encourager, les motiver, les critiquer parfois, et publier des rapports périodiques sur l’avancement de l’aventure.

Pour le président-fondateur de l’association EDS, Minga S. Siddick, ce projet à un double avantage : « rendreles élèves et étudiants capables de mener une réflexion pointue sur les conséquences à long terme d’un phénomène donné et enrichir leurs compétences littéraires pour faire d’eux,  de jeunes intellectuels éclairés dotés d’un talent littéraire dont ils peuvent se servir pour interpeller les décideurs du continent », a-t-il dit.

Selon son président exécutif, Mohamed Chérif Coulibaly, l’association culturelle ‘’Écriture des Suds’’, au-delà de ce projet sur la Covid-19, mène plusieurs autres activités telles que des séances de lecture publique à domicile, des compétitions littéraires interclasses ou inter-écoles, notamment Champi’Ortho et  Pic des As.

L’association donc nous donne rendez-vous dans deux mois pour découvrir les textes issus du voyage mental des jeunes aventuriers dans le temps et dans l’espace. Bonne aventure aux écrivains en herbe !

Amadou Kodio

Source : Ziré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *