Comité stratégique M5-RFP : Après la libération de Soumaila Cissé

LES ATTENTES SONT BIEN ÉNORMES

Après six mois d’angoisse, nous avons retrouvé le président Soumaila CISSÉ. Et nous avons compris qu’un travail fastidieux a abouti à sa libération et, à celle des autres otages. Entamé sous les ordres du président IBK, le processus s’est achevé avec l’engagement du régime dirigé par le président M’ Bah Daou, qui dirige notre pays aujourd’hui, parce qu’ayant bénéficié de la confiance des militaires du CNSP, qui ont parachevé l’oeuvre du M5 RFP. Nous pouvons désormais dire qu’ils ont aussi parachevé le processus de libération de CISSÉ lancé par IBK.

Enfin le président Soumaila CISSÉ et les autres otages ont été libérés et bien acheminés à Bamako. La Française, et les italiens ont continué le lendemain pour aller retrouver leurs parents. Bien sûr ils ont été reçus avant au palais de Koulouba, par les autorités maliennes, tout comme l’honorable Soumaila CISSÉ.

Ce dernier n’a pas eu le temps de souffler. Il s’est retrouvé dans un bain de foule indescriptible devant sa demeure lorsqu’il rejoignait son domicile. Des manifestations de joie l’ont de suite accueilli, les sollicitations d’interviews se sont faites avec insistance et, il n’a pas voulu refuser,  surtout quand il a su que toutes ces personnes, et ces journalistes depuis deux jours l’attendaient devant chez lui. Nous sommes à l’époque du voyeurisme, et avec le développement technologique des médias ça va vite, ça va rapidement.

L’homme politique sevré de chaleur humaine, perdu dans des territoires solitaires, s’est engouffré dans ce bonheur. L’homme affairé avant sont rapt, a été ravi de revoir toutes ces sollicitations. Il n’a plus rien planifié, il n’a même plus dormi. Il est resté avec les hommes, avec ses fans. Et le lendemain il a continué sur d’autres médias sans aucun filtre.

Le monde l’a revu, apparemment en forme, libre, heureux, sans artifice. Il a parlé, pensant que tout le monde partageait son bonheur et sa sincérité. Il a dit comment il vivait, avec détails, Il a partagé ses ressentis, il a donné à tous, ses impressions. Il s’est senti en famille, et il a clamé sa reconnaissance à ce grand peuple malien.

Mais le président CISSÉ n’avait peut être pas pris en compte, qu’il a été absent six mois. Durant ce temps le Mali a connu un bouleversement terrible, un grand revirement socio – politique. Le peuple est désorienté et pressé. Des politiques sont descendus de leur piédestal, d’autres pensent que leur tour arrive, ou même que c’est arrivé.

Ce beau monde ne lui donnera pas de temps. Ils vont le juger. Et ils vont le juger tout de suite, et vont le juger sur tout. Surtout qu’il n’a pas dépéri, comme beaucoup s’y attendaient. Pourtant ceux ci doivent comprendre, que ce monsieur avant son kidnapping, dormais peu et, ne se ménageait point, il vivait à cent à l’heure. Et pendant sa détention il a été désoeuvré, mangeant, dormant, et prenant des médicaments, qui ont certainement agi sur sa physionomie. Il a pris alors du poids et paraît reposé. Ce qui est normal.

Le président Soumaila CISSÉ après 24 heures qui lui ont permis de se sentir à la maison, et qui a cru devoir dire, même déclamer sa reconnaissance à tous les citoyens de son pays, va maintenant s’occuper de lui, retrouver ses enfants, ses petits enfants et son épouse. Mais il va d’abord faire son bilan général. Il va surtout partir présenter ses condoléances à tous ses amis disparus. Il va spécialement ensuite saluer la famille du défunt et apprécié garde du corps Mohamed CISSÉ, puis partir s’incliner avec reconnaissance sur sa tombe.

La vie, surtout d’un politique n’est jamais un long fleuve tranquille, même s’il sort d’une épreuve. Le président Soumaila va se reconnecter vite. Mais il fera sûrement attention à ceux qui le craignent, va contenir l’euphorie de ses partisans. Il va surtout apaiser, et doit revenir aux maliens progressivement, et avec une douceur formidable.

Comprenons que tout le monde, il n’est pas beau, tout le monde, il n’est pas bon. Maintenons le cap.

Moussa Sey Diallo, BEN/URD

Source: Le Pays 

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