CMAS de l’imam Mahmoud Dicko : Vers une nouvelle contestation

La Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam de Mahmoud Dicko (CMAS) par la voix de son coordinateur général, Issa Kaou Djim, était face à la presse, ce mardi 18 mai. La conférence de presse organisée par le mouvement politico-religieux a aussi vu la participation d’autres organisations qui sont, elles purement politiques. Il s’agit du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FDS) en plus du mouvement Espoir « Mali Kura ».

Le coordinateur de la CMAS Issa Kaou Djim, dans un exposé qu’il a dressé un tableau sombre de la situation actuelle du Mali. L’homme de confiance et porte-parole de l’imam Mahmoud Dicko, a abordé plusieurs sujets brulants.

Comme à son habitude, il n’a pas été avare de critiques acerbes contre la gestion du pays. Enumérant des problèmes contre lesquels « le mouvement compte se lever bientôt ». Il a parlé, entre autres de « la mauvaise gouvernance », « la situation économique du pays », « l’insécurité grandissante », « les législatives », « le rôle de la cour constitutionnelle ».

La gestion de la pandémie de Covid-19 n’a pas été occultée par le coordinateur de CMAS. Il a évoqué les effets néfastes de la pandémie sur l’économique notamment avec la baisse des prix des matières premières, dont le coton, une matière importante pour l’économie nationale. « La situation économique du pays est explosive », a-t-il lancé.

Parlant des derniers mouvements de contestations ayant suivis les résultats définitifs de des élections législatives, et de la question de crise scolaire, le coordinateur de la CMAS a conclu : « Le constat général sur la situation du pays interpelle au-delà du citoyen ».

Le mouvement semble donc dans une mouvance de coalision avec d’autres forces politiques. Ce qui laisse planer le spectre de l’ouverture prochaine d’un nouveau front de contestation.

Parmi les mouvements avec lesquels la CMAS pourrait se coaliser figure le mouvement espoir « Mali Kura », dont le représentant à la conférence, Tiémoko Mahamane Maiga, a pris la parole. Sans surprise, il a soutenu que la CMAS son mouvement partagent la même vision. La CMAS est engagé aussi « a sauvé le Mali de tous maux qui ont été cités »-t-il déclaré avant d’enchainer : « Nous demandons au peuple malien de nous rejoindre pour atteindre les objectifs ».

Le troisième mouvement du trio, le Front pour la sauvegarde de la démocratie(FSD) avait pour représentant, Nouhoum Sarr. Il a aussi fustigé la gouvernance appellant à une mobilisation populaire. Cependant, Il a précisé que tous les mouvements qu’ils entreprendront se feront dans le cadre de la légalité et de la Constitution.

Le jeu politique semble clair et les rôles distribués. Même si aucune indication clair n’a été donnée par tous ces mouvements politiques sur la nature de leurs prochaines mobilisations. Ils défendent refuser la violence comme moyen de revendication.

M. Touré

Source: L’Essor

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