Pistes de financements fiables pour les routes rurales : la ministre des Transports, Madina Sissoko bloquée !

La ministre des Transports n’arrive pas à mobiliser les moyens pour aider les collectivités territoriales à construire des routes. Tous les regards sont tournés vers le gouvernement avec l’absence des financements étrangers destinés au désenclavement des communes et des régions. Jusqu’à présent, Madina Sissoko n’arrive pas à mettre les autorités communales sur des pistes de financements fiables. Les Etats-généraux de l’entretien routier qui a eu lieu fin 2023 n’ont apporté aucune solution.

Il est important, selon des maires, que la ministre s’implique pour que l’argent soit mobilisé pour le désenclavement des communes rurales. Les problèmes techniques pour les infrastructures rurales, telles que les pistes, les mesures antiérosives et les aménagements des bas-fonds sont, pour les zones semi-arides du Sahel, dominées par des sols sableux-limoneux. Ces sols sont en général très sensibles à l’érosion. L’état de dégradation de la végétation, couverture naturelle protectrice des sols, a entraîné une augmentation de leurs susceptibilités à l’érosion.

Cette situation découle de l’accroissement linéaire de la force érosive de l’eau, conséquence de la forte augmentation des taux de ruissellement, corollaire de l’état de dégradation cité ci-dessus. Pour le traitement de cette érosion, la technique des gabions a été pendant longtemps utilisée et était très répandue il y a peu de temps encore, cette technique s’est avérée peu ou pas appropriée pour de telles conditions, selon des experts. De plus, pour l’essentiel, les diverses recommandations disponibles se sont révélées peu efficaces ou inappropriées pour ces zones.

Principalement dans le domaine de l’aménagement de bas-fonds, de la réhabilitation et la gestion des ressources naturelles de régions fortement dégradées. La construction de pistes rurales simples pour ces zones manque également d’approches et de recommandations techniques cohérentes. Ce problème avait été déjà constaté en 1988 par le programme de recherche-action PCGES (Programme Conservation et Gestion des Eaux et des Sols au Niger, financement Coopération suisse) étudié en partenariat par l’école Polytechnique Fédérale de Zurich et l’Université de Niamey.

Le développement de techniques et d’approches viables spécifiques à ces zones sableuses et dégradées a donc été intégré dans ce programme en ce qui concerne la protection contre l’érosion et l’aménagement des bas-fonds. Depuis 1996, le développement des techniques et approches a été poursuivi en dehors du cadre universitaire. En plus de la nécessité d’avoir des pistes rurales appropriées, la question technique est devenue un sujet d’importance. Il appartient donc à la ministre des Transports de songer à ces aspects.

Il faut aussi clairement orienter les communes vers des sources de financement que seul l’Etat peut mobiliser ou faciliter.

Abdallah SANOGO

Source : La Rédaction du Mali

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