Le ministre Lassine Dembélé lors de la célébration de la JME 2024 : ‘’ Les ressources en eaux sont de plus en plus au cœur de conflits communautaires… ’’

Le Mali a célébré l’édition 2024 de la Journée Mondiale de l’Eau, le vendredi 22 mars 2024, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), sous la présidence du ministre de l’Agriculture, assurant l’intérim du ministre de l’Energie et de l’Eau, M. Lassine Dembélé, avec à ses côtés le Directeur National de l’Hydraulique, M. Sékou Diarra.

Selon Mme Selly Ouane de la CN-CIEPA, la célébration de la Journée Mondiale de l’Eau au Mali est une opportunité pour les organisations de la société civile du secteur WASH de jeter un regard critique sur la situation de l’accès à l’eau, afin de proposer des solutions à l’intention des décideurs.

Selon elle, pour la CN-CIEPA, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un préalable au développement durable, c’est pourquoi elle profite de ces instants solennels pour relancer le débat sur le thème retenu cette année, à savoir : « L’eau pour la paix », ce qui cadre parfaitement avec le contexte du Mali, car sans paix point de développement.

« Dans notre pays force est de reconnaître qu’il existe des conflits et la violence pour l’accès à l’eau dans plusieurs localités. Ceux qui freinent le développement et menacent sérieusement les efforts du Gouvernement pour réduire la pauvreté. C’est pourquoi la société civile estime qu’une bonne gestion de l’eau promeut le progrès économique et social.

A l’inverse, une mauvaise gestion de l’eau entrave le développement et cause la souffrance des populations. Le développement de notre pays serait le résultat d’investissements significatifs en termes d’infrastructures hydrauliques, d’institutions efficaces en charge des questions d’eau et de bonne gestion des ressources en eau », a-t-elle dit.

Selon la cheffe de file des Partenaires Techniques et Financiers du secteur Eau et Assainissement, Mme Rachna Korhonen, au cours des dix dernières années, les Partenaires Techniques et Financiers ont contribué à hauteur de plus de 352 milliards de FCFA à l’aide au développement et aux besoins humanitaires pour accroître l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement améliorés dans les zones rurales et urbaines, mettre en œuvre des systèmes d’irrigation innovants pour une agriculture durable et renforcer les capacités techniques et financières. Elle a précisé que toutes ces initiatives visent à favoriser un changement durable et à créer des voies vers la prospérité pour tous les Maliens.

« J’adresse ma plus profonde gratitude à tous nos partenaires, parties prenantes et individus dévoués à faire avancer la cause de la sécurité de l’eau au Mali. Votre engagement et votre dévouement sont véritablement inspirants et je suis convaincue qu’ensemble, nous pouvons surmonter tous les défis et bâtir un avenir meilleur pour les générations à venir. Alors que nous poursuivons notre voyage vers un monde plus sûr en matière d’eau, restons fermes dans notre détermination et inébranlables dans notre engagement à ne laisser personne de côté », a-t-elle précisé.

Selon le ministre de l’Agriculture, assurant l’intérim du ministre de l’Energie et de l’Eau, M. Lassine Dembélé, cette journée met l’accent sur l’importance de l’eau et plaide pour sa gestion durable afin de lutter contre la crise mondiale de l’eau et de favoriser l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) N°6, notamment « l’eau et l’assainissement pour tous d’ici 2030 ».

Pour lui, la célébration de cette journée est une occasion pour le Mali d’avoir une pensée pour les populations vulnérables, notamment nos compatriotes vivants dans la bande sahélienne qui éprouvent des difficultés à avoir accès à l’eau potable malgré les efforts consentis par l’Etat, en particulier.

M. Dembélé a tenu à  exprimer toute sa compassion à l’endroit des milliers de déplacés internes dans les différentes régions de notre pays qui, de plus en plus, sont confrontés à l’insuffisance de cette ressource vitale. Selon le ministre de l’Agriculture, pour cette ressource rare et face à l’incertitude liée aux changements et à la variabilité climatique, ces ressources en eaux sont de plus en plus au cœur de conflits communautaires pour l’eau potable et l’eau pour l’agriculture.

« Conscient de cette nécessité, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, a mis l’eau au cœur des priorités de cette transition. Ainsi, au-delà des grands chantiers du Gouvernement dans le secteur de l’eau, les œuvres sociales du Président concentrées sur l’accès à l’eau potable ont permis de réaliser des centaines d’adductions d’eau potables dans toutes les régions du Mali », a-t-il ajouté.

A ses dires, en 2024, l’indicateur d’accès au service de l’eau potable est de 83,2% en milieu urbain et semi-urbain et 67,3% en milieu rural, avec une moyenne nationale de 71,9%. Ce bond remarquable résulte des efforts du Gouvernement et des soutiens constants et multiformes des partenaires techniques et financiers et autres acteurs.

Pour M. Dembélé, si aujourd’hui, le secteur de l’eau retient une attention particulière dans les actions du département de l’Energie et de l’Eau, des projets structurants sont en cours dans le cadre de l’approvisionnement en eau potable de nos concitoyens, toute chose qui illustre l’engagement du Gouvernement à améliorer le cadre de vie des Maliens à travers un approvisionnement durable en eau potable.

Il a tenu à inviter chaque malien et chaque malienne à une réflexion profonde sur la véritable valeur de l’eau dans son foyer, sa santé, son éducation, son environnement, son activité économique, sa communauté, son pays et à prendre dès aujourd’hui, l’engagement ferme de poser quotidiennement, des actions de protection des ressources en eau.

Adama BERTHE

Source : La Rédaction du Mali

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