Mali : l’INSTAT mobilise près de 300 agents pour la 7e édition de l’EDS

Au Mali, la 7e édition de l’Enquête Démographique et de Santé est en cours de réalisation. Ainsi, de décembre 2023 à mars 2024, l’Institut National de la Statistique (INSTAT), en collaboration avec la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur de la Santé, du Développement Sociale, et de la promotion de la Femme (CPS/SS-DS-PF) conduit cette opération, pour laquelle au moins 300 enquêteurs sont mobilisés.

C’est une opération qui succède aux éditions de 1987, 1995-1996, 2001, 2006, 2012-2013 et 2018 et vise à mettre à jour les informations statistiques sur les caractéristiques socio-sanitaires de la population au Mali. En tout, ils sont près de 300 agents enquêteurs et enquêtrices à sillonner le territoire national dans le but de collecter lesdites informations. Les résultats de l’enquête sont attendus en fin mars 2024.

À l’image des éditions précédentes, l’Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM-VII 2023) est une enquête d’envergure nationale. Elle bénéficie de l’assistance technique et financière de l’USAID et du Fonds Mondial à travers PSI/MALI. Elle s’inscrit dans le cadre du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys – DHS).

Selon la direction de l’INSTAT, ces Enquêtes s’effectuent au moins une fois tous les cinq ans dans plus de cent pays à travers le monde et sont placées sous la supervision technique de ICF/International.

Fournir des données fiables sur les facteurs susceptibles d’influencer la situation sanitaire et démographiques !

Selon le document projet, les Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) ont pour objet de fournir des données fiables et détaillées sur les facteurs démographiques, socio-économiques, sanitaires et nutritionnels qui sont susceptibles d’influencer la situation sanitaire et démographiques du pays. « L’obtention de ces données permettra au Ministère de la Santé et du Développement Social, ainsi qu’à l’ensemble des utilisateurs de disposer d’une base de données fiables et actualisées permettant de servir à l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de développement de manière globale et, en particulier, ceux de la santé », précise le document projet.

Il s’agit surtout d’une étude quantitative transversale dont les résultats seront représentatifs au niveau national et régional. La population cible est constituée des chefs de ménage, des femmes de 15 à 49 ans dans tous les ménages, les hommes de 15 à 59 ans et des enfants de 0 à 59 mois dans tous les ménages.

Au cours de l’enquête, des données seront recueillies à l’échelle nationale et des régions permettant d’estimer les niveaux des indicateurs sur l’accès à l’eau et à l’assainissement ; la fécondité ; la mortalité des enfants ; la connaissance et la pratique contraceptive ; la santé maternelle et infantile, notamment les visites prénatales, l’assistance à l’accouchement, la vaccination, la prévalence et le traitement de la diarrhée et d’autres maladies chez les enfants de moins de cinq ans ; la prévention et le traitement du paludisme (utilisation de moustiquaires, prévention chez la femme enceinte et traitement des enfants atteints de fièvre) ; le phénomène des enfants orphelins et de ceux qui sont placés ; l’éducation (préscolaire, primaire, secondaire) ; la nutrition des enfants ; la diversité alimentaire des femmes ; la connaissance, les attitudes, et les comportements des femmes et des hommes au sujet du VIH/sida et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) ; les maladies non transmissibles et le tabagisme ; la violence basée sur le genre ; les mutilations génitales féminines.

En outre, l’EDSM-VII permettra de réaliser un test du sel utilisé pour la cuisine pour sa teneur en iode des ménages ; de prendre des mesures anthropométriques pour évaluer l’état nutritionnel des enfants de 0-59 mois et des femmes de 15-49 ans ; d’effectuer des prélèvements de sang auprès des enfants de 6-59 mois pour le dépistage du paludisme ; réaliser un test d’hémoglobine auprès des enfants de 6-59 mois et des femmes de 15-49 ans pour déterminer la prévalence de l’anémie.

Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali

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