Sierra Leone : la CEDEAO prête à déployer des « éléments » régionaux si nécessaire

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest s’est déclarée prête à envoyer des éléments en Sierra Leone, théâtre d’une tentative de coup d’État dimanche dernier ayant causé une vingtaine de décès, selon un haut responsable de la CEDEAO dans une vidéo diffusée mardi par la présidence sierra-léonaise.

Des images du président Julius Maada Bio recevant la veille une délégation de haut rang de la CEDEAO et du Nigeria, acteur majeur de la région actuellement à la tête de l’organisation, ont été diffusées sur les réseaux sociaux par la présidence sierra-léonaise.

« Le président de l’autorité (…) nous a demandé de souligner que la CEDEAO était prête et s’engageait à soutenir le peuple de la Sierra Leone dans ses efforts pour renforcer la sécurité nationale par tous les moyens, y compris en déployant en Sierra Leone des éléments régionaux si nécessaire », a déclaré dans la vidéo le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, sans spécifier la nature des « éléments » en question.

« La CEDEAO et le Nigeria n’accepteront aucune interférence avec la démocratie, la paix, la sécurité et la stabilité en Sierra Leone », a affirmé le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Malam Nuhu Ribadu.

Dimanche, Freetown a été le théâtre de plusieurs heures de confrontation armée entre les forces de sécurité et des individus tentant de forcer une armurerie militaire. La prison centrale et d’autres établissements pénitentiaires ont été pris d’assaut, entraînant l’évasion de plusieurs dizaines de détenus.

Les affrontements ont entraîné une vingtaine de décès, selon des sources militaires et médico-légales. Ils ont été coordonnés par des militaires en service ou à la retraite, comme l’a indiqué le porte-parole de l’armée.

Les autorités n’ont pas détaillé les motivations ni les objectifs de ces événements.

Ces incidents ravivent le spectre d’un nouveau coup d’État en Afrique de l’Ouest, région qui a connu depuis 2020 des troubles au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Guinée, tous des membres de la CEDEAO.

Source : Africanews

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