France – Mali : deux styles différents, mais une ambition commune

À la veille de la demi-finale France – Mali, les sélectionneurs Jean-Luc Vannuchi et Ismaila Coulibaly se sont présentés devant la presse avec leurs joueurs Arthur Tchaptchet et Ibrahim Diarra.

La France et le Mali s’affrontent en demi-finale de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2023™

Le sélectionneur malien Soumaila Coulibaly et son capitaine Ibrahim Diarra se sont présentés devant la presse

Côté français, c’est le coach Jean-Luc Vannuchi et le défenseur Arthur Tchapchet qui se sont exprimés

S’il y a deux équipes aux antipodes l’une de l’autre dans ce Mondial U-17, ce sont peut-être bien la France et le Mali. L’inébranlable défense tricolore, infranchissable après cinq matches, va en effet se retrouver opposée en demi-finale à l’attaque tout-feu tout-flamme des Aiglonnets, toujours à-même d’imposer une intensité de tous les instants à leurs adversaires.

S’il est peut-être réducteur de résumer ce choc à venir à une simple confrontation entre l’eau et le feu, chaque formation ayant des qualités évidentes à revendre sur toutes ses lignes, c’était toutefois le sens général des questions posées en conférence d’avant-match aux sélectionneurs Jean-Luc Vannuchi et Soumaila Coulibaly ainsi qu’à leurs joueurs, le défenseur français Arthur Tchaptchet et le capitaine malien Ibrahim Diarra.

Ne pas prendre de but, pas une obsession pour les Bleuets

Depuis le début de la Coupe du Monde U-17, la France brille et fait surtout parler d’elle par sa solidité défensive. Si c’est dans se registre qu’elle sera attendue au tournant ce mardi, la sélection tricolore a toutefois bien d’autres qualités à faire valoir.

« On a quand même gagné des matches », déclare le sélectionneur Jean-Luc Vannuchi. « À part contre le Sénégal, on a gagné tous nos matches dans le jeu. On ne travaille pas que la défense, loin de là. » S’il reconnaît aisément que son équipe « a parfois manqué de réalisme offensif », le technicien français est convaincu qu’elle peut aussi faire la différence devant contre le Mali.

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Contrairement aux autres demi-finalistes, les jeunes Français n’ont pas encore eu à gérer émotionnellement un but inscrit par leur adversaire. Craignent-ils alors ce moment où leurs propres filets trembleront ? « Ne pas prendre de but, ce n’est pas une obsession », assure le défenseur Arthur Tchaptchet. « Si un jour on doit prendre un but, il faudra juste qu’on en marque plus pour gagner. »

Pour rassurer ses troupes, Jean-Luc Vannuchi prend pour exemple le dernier Championnat d’Europe U-17 de l’UEFA et la demi-finale contre l’Espagne. « Ce jour-là, on a encaissé le premier but et malgré ça, on l’a emporté 3-1 donc nous sommes aussi capables de réagir à ce genre d’événement, ça fait aussi partie de l’historique et de l’expérience de ce groupe-là. »

Si toutefois les Bleuets s’offraient le luxe de préserver à nouveau leurs cages de bout en bout, leur sélectionneur ne serait pas mécontent. « Si on réussit un autre clean-sheet, nous serons en finale de la Coupe du Monde », prédit-il d’ailleurs.

Sans se dénaturer devant, le Mali veut assurer ses arrières

Quand on lui demande si ses joueurs vont commencer leur rencontre face aux Bleuets tambour battant, avec la même intensité proposée face au Mexique (5-0) puis au Maroc (1-0), le sélectionneur Soumaila Coulibaly lâche un sourire. « On a un peu souffert contre le Maroc, mais moi je laisse les enfants s’exprimer offensivement et notre intensité, on ne va jamais la changer », promet-il.

Peut-on attaquer sans calculer tout en défendant tous azimuts contre une formation européenne qui brille défensivement et qui possède des joueurs capables d’offrir aussi beaucoup de verticalité à la récupération du ballon ? « On ne ferme pas ! » martèle Soumaila Coulibaly. « Comme ils [les Bleuets] l’ont dit, ils vont être solides, mais on va tout donner. L’essentiel, c’est que la défense tienne car ils auront des occasions, ce sera un match ouvert. »

Après avoir subi l’orage d’entrée en quart de finale sans flancher, le Maroc avait eu plusieurs possibilités d’ouvrir le score et les Français risquent bien de s’inspirer des Lionceaux de l’Atlas ce mardi. C’est précisément dans ces moments-là que le Mali devra hausser le ton, sans doute.

Le dernier paramètre et non des moindres pour les Maliens sera à n’en point douter le retour de suspension de leur attaquant de pointe Mamadou Doumbia. Après avoir manqué les trois derniers matches, ce dernier risque d’avoir de l’énergie à revendre et beaucoup de motivation à offrir. « C’est un joueur très important dans cette équipe », détaille le capitaine Ibrahim Diarra. « Il y avait des joueurs pour le remplacer et pour nous amener en demi-finale, maintenant on va pouvoir profiter de ce tournoi ensemble. » Et continuer à briller offensivement, si possible.

Source : fifa.com

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