Localités du nord et du centre : l’Etat se redéploye progressivement 

Selon le Rapport du Secrétaire général sur le Mali, publié le 6 janvier 2023, jusqu’au 30 novembre 2022, la présence des autorités de l’État (y compris gouverneurs, préfets et sous-préfets) a augmenté dans le nord (de 10 % au cours de la période précédente à 17 %, soit 22 fonctionnaires sur 130) et, dans une moindre mesure, dans le centre (de 28 % à 29 %, soit 34 fonctionnaires sur 118).

Bien que la situation reste difficile au centre du pays, avec la pression des groupes armés terroristes sur les populations de certaines localités pour faire respecter les pactes dits « de survie » et les empêcher de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité maliennes ou de soutenir les dozos affiliés à Dan Nan Ambassagou, selon le rapport, l’Etat continue peu à peu de signer son retour. « Au 30 novembre, la présence des autorités de l’État (y compris gouverneurs, préfets et sous-préfets) a notamment augmenté dans le nord (de 10 % au cours de la période précédente à 17 %, soit 22 fonctionnaires sur 130) et, dans une moindre mesure, dans le centre (de 28 % à 29 %, soit 34 fonctionnaires sur 118) », peut-on lire dans le rapport.

Selon le document, les autorités de la transition s’emploient à faire avancer les réformes visant à redéfinir la vision stratégique du secteur de la sécurité et de ses principaux piliers: défense, sécurité intérieure, justice, système pénitentiaire et administration territoriale. « À l’appui de ces réformes, la Mission a continué d’apporter son aide au secrétariat permanent du Conseil national de sécurité, qui a finalisé le projet de stratégie de sécurité nationale le 1er novembre », précise le rapport.

Toutefois, le document souligne que la menace terroriste reste réelle sur le terrain. « Le 23 octobre, une centaine de personnes déplacées ont cherché refuge dans la ville de Douentza, craignant de faire l’objet d’arrestations arbitraires ou d’être prises pour cible par des groupes extrémistes à la suite d’une série d’opérations militaires conduites dans les villages de Dourgana, Hombori, Haïré, Simbi et Mondoro », ajoute-t-il.

Du rapport, il ressort que Mopti reste la région qui enregistre le plus grand nombre d’incidents liés aux engins explosifs improvisés. « Les civils sont touchés de manière disproportionnée par la menace des explosifs, comme en témoignent les attaques mortelles perpétrées les 13, 18 et 28 octobre, qui ont causé la mort de vingt-cinq civils, dont trois enfants et blessé trente-sept autres. Le 13 octobre, un bus local a heurté un engin explosif improvisé dans le village de Sibo, à proximité de Bandiagara, faisant dix-sept morts et trente-six blessés parmi les civils », peut-on lire dans ledit document.

Ousmane BALLO

Source : Ziré

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