Économie : d’immenses perspectives de croissance, annoncées par le ministre des finances

En 2020, le Mali a encaissé moins de 200 milliards de FCFA sur une prévision de près de 400 milliards d’appui budgétaire des bailleurs de fonds. Mais en 2021, il n’y a eu aucun appui budgétaire. Ces informations ont été rendus publics hier par le ministre des finances. C’était sur les antennes de l’ORTM. Le ministre Alousséni Sanou indique toutefois que le pays a atteint une croissance de 3,1% en 2021 malgré le déficit budgétaire.

« On dort très peu, mais on reste engagé, parce que nous avons une vision qui est partagée par l’ensemble de la population », a déclaré le ministre à l’entame de ses propos. Selon lui, la gestion du Mali dans le contexte actuel est un défi, un challenge. Il a regretté notamment les sanctions de la CEDEAO, les conséquences de la Covid-19 avec la cherté de la vie et la rareté des appuis budgétaires.

L’investissement dans la relance économique est une des mesures économiques prises pour y faire. Le ministre affirme que plus de 87 milliards FCFA ont été déboursés par l’État pour différentes dépenses au niveau de la filière coton. Ce secteur fait vivre directement plus de quatre millions de Maliens, a-t-il précisé. La COMATEX sera restructurée dans les prochains mois, a aussi annoncé le ministre Sanou. Il a également ajouté que la relance de l‘OMH « va couter à l’État 115 milliards FCFA » et le plan de développement 2022-2026 de l’EDM coûtera 2250 milliards FCFA.

Le chef du département des finances a signalé que les recettes douanières sont passées de moins de 50 milliards par mois, à 60 milliards de FCFA à la date du 31 décembre 2021. Il a noté une augmentation des recettes fiscales, sans préciser les chiffres. Le ministre indique aussi que des dispositions sont prises pour l’approvisionnement du pays en carburant. M. Sanou rassure les Maliens que le pays a des perspectives de croissance immenses.

Des économistes affirment aussi que le secteur informel a beaucoup contribué à la résilience du peuple malien face à l’embargo.

Source : Studio Tamani

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