KATI: les bonnes affaires des vendeuses de glace  

En cette période de forte chaleur qui coïncide avec le ramadan, la glace est très prisée. Cette période est favorable pour fructifier le business des vendeuses de glace à Kati.

Il est 15h, nous sommes au camp milliaire de Kati. Les marchandes de glace commencent à s’installer au bord du goudron avec des sacs et des seaux remplis. Certaines se préparent à emprunter les transports en commun pour rejoindre leur point de vente à la sortie de Kati. D’autres, avec leur seau de glace sur la tête, font du porte à porte. Chacun y trouve son compte.

Djelika Traoré, domestique, est chargée de vendre les glaces de sa patronne. Chaque soir, avant l’heure de la rupture, elle charge ses sacs sur un pousse-pousse pour rejoindre son lieu de vente. La glace est vendue par morceau et le morceau est cédé à 50 F CFA. « Par jour, je peux vendre jusqu’à 3000 F CFA. En cette période de chaleur, la demande en glace est très élevée et c’est une occasion pour nous de doubler la production », nous affirme Djelika Traoré.

Non loin de Djelika, une autre vendeuse du nom de Salimata Dembélé. Elle est dans ce commerce depuis plusieurs années maintenant. « Je vends les petits sachets de 25 F CFA et de 50 F CFA. Depuis le matin je suis déjà sur pied et je m’installe au bord de la route pour vendre mes glaces et je me plais bien dans ce petit commerce car j’arrive à m’en sortir », dit-elle.

Salimata Dembélé nous dira également que certaines personnes viennent prendre la glace avec elle pour aller revendre à leur tour. Et pour ceux-là, trois morceaux sont cédés à 100 F CFA au lieu de 50 F CFA l’unité. Souvent il y a aussi les boulangers qui sont abonnés. Salimata nous dit avoir à son compte trois congélateurs et elle a fait de ce commerce un métier.

Quant à ceux qui sont vers la poste, à la sortie de Kati, elles optent généralement pour les bidons d’eau congelées. Ces bidons, des bouteilles d’eaux minérales remplies d’eau de robinet, sont cédées à 100 F CFA. Avec la forte demande, le prix du bidon peut aller jusqu’à 250 F CFA. « C’est souvent les voyageurs qui sont leurs premiers clients c’est pourquoi ce sont les bidons d’eau glacée qui marchent le plus que les sachets ».

Si ces vendeuses se plaisent dans cette activité, il y a néanmoins quelques difficultés dues aux coupures intempestives d’électricité. Cette situation peut faire souvent que les glaces ne sont pas bien formées et peut diminuer les revenus de certaines vendeuses.

Zeïnabou Fofana

Source: Mali Tribune