Denrées alimentaires : la hausse des prix n’épargne pas les régions

A Bamako comme à l’intérieur du pays, les prix des denrées de première nécessité connaissent une hausse. Cette flambée inquiète les populations à quelques jours du mois de Ramadan.

De Ségou à Yorosso en passant Banamba, Bourem et Almoustarat au nord du pays, les prix sont exorbitants. Des commerçants l’imputent aux sanctions de la Cédeao contre le Mali.
A Yorosso, des habitants se disent inquiets de cette hausse du prix des denrées de première à quelques jours du mois de ramadan.
C’est le même constat à Banamba où le prix du lait en poudre passe de 1200 à 1500f F CFA le paquet. Quant à l’huile, le bidon de 5 litres est actuellement cédé à 7500fcfa contre 5500, il y a quelques jours.

Tensions entre des commerçants et des consommateurs au nord

Un peu plus au nord, notamment à Bourem, des commerçants et consommateurs n’arrivent plus à s’entendre sur les prix des produits. En cette veille du mois de jeûne, certaines denrées comme les fruits et légumes manquent à Bourem. Des produits comme le lait, le sucre, l’huile, le mil connaissent une flambée et ne sont plus à la portée des populations. Les commerçants expliquent les deux problèmes par l’insécurité qui prend de plus en plus de l’ampleur dans la zone et surtout aux sanctions infligées au Mali par la Cédéao.

Le même cri de cœur à Almoustarat, au nord du Pays où à quelques jours du début du mois de ramadan les produits de première nécessité ne cessent de connaître une hausse de prix. Ici, les pâtes alimentaires sont à 6 mille francs le carton contre 4 mille F CFA il y a quelques semaines, le bidon de 5 litres d’huile n’est plus en dessous de six mille francs, les 100 kilogrammes de mil coûtent 35 mille F CFA, ce qui n’était jamais arrivé dans la zone et les 50kg du sucre sont cédés à 30 mille F CFA. Les populations appellent à l’aide à l’approche du mois béni du ramadan.

Au Mali le secteur agricole pourvoit 80% des emplois et demeure un pilier de l’économie nationale. Cependant ce secteur reste très sensible aux socles exogènes notamment le déficit alimentaire récurrent et l’insécurité sociopolitique. C’est dans ce cadre qu’un projet sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et changement climatique au Sahel a été lancé ce mardi 29 mars 2022 à Bamako. Ce programme de 5 ans vise a soutenir plus de 175 mille personnes démunies. Il est financé par le gouvernement canadien à travers AMASSA Afrique-Verte-Mali.

Source : Studio Tamani