Recrudescence des attaques contre les FAMa : la DIRPA explique et rassure

Pour la troisième fois, le directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le colonel Souleymane Dembélé, était face à la presse, le 2 septembre 2021, dans la salle de conférence de ladite direction. Il s’agissait de faire le point sur la situation sécuritaire du mois d’août au Mali. Au cours de cette troisième session, Col. Souleymane Dembélé avait comme invité, le médecin-colonel Mohamed Alpha Diaw, directeur central des Services de Santé des Armées (DCSSA).

Cette rencontre mensuelle, selon le patron de la direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), avait pour objectif d’établir la confiance entre les forces armées maliennes (FAMa) et les hommes de médias et d’établir une communication de proximité entre l’armée et les populations. Ainsi, cette rencontre était axée sur trois points à savoir : la situation sécuritaire ; les activités du ministère, des états-majors et des directions de services et enfin l’intervention de l’invité du jour, le médecin-colonel Mohamed Alpha Diaw.

A l’entame de son propos, le conférencier a déclaré que depuis 2012, le Mali est secoué par une crise sécuritaire sans précédent dans laquelle les forces armées maliennes se trouvent au centre. Elles se trouvent dans le prisme d’une communication tous azimuts dont les déterminants sont dans les nouveaux médias.

Selon lui, la population malienne qui est aujourd’hui dans la tourmente ne sait plus extraire le vrai de l’ivraie, tant les informations foisonnent de toute part. Faisant le point de la situation sécuritaire, le patron de la DIRPA a indiqué qu’en raison de l’hivernage en cours, le mois dernier a été marqué par une relative accalmie, même si les FAMa ont essuyé quelques attaques.

Ainsi, a-t-il souligné, le 8 août 2021, une attaque des bandes terroristes contre des villages a fait plusieurs morts, dont dix-sept à Dirga, vingt-un morts et six  blessés à Karou et quatorze morts à Déoutegeft dans la région de Gao, près de la frontière avec le Niger. Aussi, dans ces différentes localités, des bétails ont-ils été enlevés par les assaillants.

« Depuis ces forfaitures, des recherches ont été engagées par les FAMa pour tenter de neutraliser tous les assaillants. A la même date, il y a eu des affrontements entre chasseurs Donzos et des groupes armés terroristes (GAT) à Dlonguébougou dans la commune de Doura, cercle de Ségou. Le bilan de cet accrochage est de seize morts et des blessés. A ce niveau, une mission des FAMa a été dépêchée sur les lieux », a-t-il ajouté.

De l’intervention de Col. Souleymane Dembélé, il ressort que le 15 août 2021, il y a eu des tirs d’obus sur le camp de la Minusma à Aguelhoc Secteur 2,  faisant trois morts, deux blessés, un véhicule endommagé. Aussi, le 16 août 2021, cinq motos ont-ils été calcinées et deux autres emportées dans une attaque contre le poste de Koutiala.

« Par ailleurs, le 17 août 202, l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) dans la forêt de Gringale au passage du renfort du RCP a fait deux blessés et une Benne SOMAGEC endommagée, mais pas de perte en vie humaine. Mais, l’attaque la plus meurtrière aura été sans doute l’embuscade suivi d’attaque complexe le 19 août 2021 au passage d’un convoi composé d’une compagnie de la GRM GARSI et une compagnie RCP. Suite à cette attaque terroriste, on déplore dix-sept morts et trente-deux blessés dans les rangs des FAMa », a-t-il précisé.

Au cours de cette conférence de presse, les hommes de médias ont exprimé leurs incompréhensions et préoccupations face aux attaques récurrentes meurtrières contre les convois des FAMa. Dans son propos, le colonel Dembélé a reconnu que « nous vivons un contexte difficile à la fois pour les populations et les FAMa, car le pays fait face à une guerre asymétrique contre le terrorisme. »

Sans faire la langue de bois, le patron de la DIRPA assure que c’est une guerre qui va s’étendre dans la durée. « Dire que cette guerre va prendre fin de sitôt, c’est un leurre », a-t-il déclaré. Pour lui, c’est une guerre extrêmement difficile qui demande du temps et de la persévérance.

A la question sur les nombreux morts enregistrés sur le terrain, le colonel répond que c’est le prix a payé pour les FAMa qui ont changé de posture depuis quelques temps sur le terrain. Et cela, a-t-il avancé, en allant chercher les terroristes dans leurs derniers retranchements. Selon lui, c’est cette posture dynamique qui expose les convois des FAMa. « C’est parce que les FAMa sont continuellement en mouvement qu’ils sont attaquées sur des voies, sur des routes, par des engins explosifs improvisés (EEI), suivi des fois par des attaques. »

Toutefois, a-t-il rassuré, ces attaques n’entament en rien l’engagement des FAMa déterminées à assurer leurs missions de défense du territoire et de protection des populations et de leurs biens, avec l’appui des partenaires.

A O

Source : Ziré

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