Mali : un comité consultatif pour des élections apaisées, proposée par Friedrich Ebert

Les prochaines élections au Mali auront-elles lieu aux dates indiquées par les autorités de la transition ? Ces scrutins seront-ils transparents et consensuels ? Ce sont entre-autres questions qui animent les débats dans les espaces publics à travers le pays. Et c’est dans ce contexte que la Fondation Friedrich Ebert Stiftung fait des propositions en vue d’un lendemain électoral apaisé au Mali. Ces recommandations sont issues d’une étude sur les « défis et enjeux de la participation des acteurs non partisans au processus électoral ».

Il s’agit notamment de stabiliser les règles du jeu électoral pour éviter les « changements fréquents et opportunistes ». La mise en place d’un comité consultatif inter-partis permanent avec la société civile est aussi proposée par l’organisation. Ce comité devrait faciliter le dialogue entre les partis et les organes de gestion des élections. Cela devrait éviter les reports électoraux et garantir la crédibilité de la démocratie, souligne le rapport.
La fondation Frederich Ebert recommande également le renforcement de l’indépendance des organes de gestion des élections. L’institutionnalisation du dialogue politique est aussi mentionnée dans le document. Le rapport insiste sur la prise en compte de façon adéquate des réfugiés et déplacés maliens dans les processus électoraux. La fondation dit être contre la sécurisation des élections par les groupes armés. Cette mission ne doit être assurée que par l’armée malienne, soutient-elle.
Ce rapport intervient à un moment où un doute fonde sur le respect du chronogramme électoral annoncé par les autorités de la transition. Ce programme prévoit la tenue de la prochaine élection présidentielle en février 2022.

Des organisations de la société civile espèrent que le calendrier électoral annoncé par les autorités sera respecté. Mais, l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (AJCAD-Mali) dénonce le manque de clarté dans le processus. Elle estime que l’organisation est à ce stade « floue ».

Source : Studio Tamani