Les enseignants signataires du 15 octobre appellent à la désobéissance civile

Désobéissance civile des enseignants signataires du 15 octobre 2016 sur toute l’étendue du territoire national à partir d’aujourd’hui. Ils l’ont annoncé samedi dernier dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. La décision est prise dans un contexte marqué notamment par la tenue des examens de fin d’année scolaire. Leur objectif est d’obtenir l’application de l’article 39 portant statut des enseignants.

Ces enseignants prévoient la fermeture de toutes les structures de l’éducation à partir de ce lundi 09 août 2021. Ils se disent mécontents après un nouvel échec de leurs négociations avec le gouvernement. Le porte-parole du syndicat Ousmane Almoudou affirme que les autorités sont de mauvaise foi. “Nous avons demandé à nos membres de se déplacer en nombre et aller remettre la lettre aux chefs de départements et leur dire de fermer les structures de l’éducation. Les écoles, les Cap, les académies sont tous concernés. Nous, on a rien à voir avec les examens”, déclare le porte-parole. Ousmane Almoudou assure qu’ils ne feront pas recours à la force avec cette désobéissance civile. “Lorsqu’ils sont provoqués par les forces de l’ordre”, les enseignants s’arrêteront et lèveront leurs mains, affirme-t-il.

Cependant, le directeur du centre des examens et concours indique que des dispositions sont prises pour la bonne tenue de l’examen du BT. Celui-ci démarre ce lundi. Il indique que des enseignants volontaires ont été recrutés pour la surveillance. Mais, le pédagogue Moriké Dembelé, enseignant-chercheur à l’université des lettres et sciences humaines de Bamako, demande au gouvernement de ne pas laisser cette situation se détériorer davantage. “Il faut craindre le pire. Nous sommes dans un contexte politique, social, économique très fragile. Il faut donc éviter qu’il n’y ait affrontement entre les enseignants et les forces de l’ordre”, prévient M. Dembélé. Il appelle “tout ce qui se réclame de la société civile” à se donner la main pour gagner le consensus entre la corporation enseignante et le gouvernement.

Il faut souligner que l’examen du Brevet de Technicien (BT) enregistre cette année plus de 38 mille candidats. Ils se disent préoccupés par la situation. Ces candidats demandent l’indulgence des enseignants.

Source : Studio Tamani