Organe unique de gestion des élections : les partis politiques divisés sur la question

Quel organe pour gérer les prochaines élections au Mali ? Les acteurs réfléchissent sur la question depuis ce mardi à Bamako. Si les autorités de la transition ambitionnent de mettre en place un organe unique, la classe politique est divisée sur ce projet. Pour certains partis, le temps imparti pour la Transition ne permet pas de créer une telle structure. Alors que d’autres formations politiques jugent nécessaire la création de cet organe pour espérer des élections crédibles et transparentes.

Pour l’ex-majorité présidentielle « Ensemble pour le Mali » EPM, il faut surseoir à ce projet de mise en place d’un organe unique de gestion des élections au regard du temps imparti pour la transition. Selon Zoumana N’Tji Doumbia, membre de EPM « il faut aller aux élections avec les structures existantes pour permettre au pays de sortir de l’époque de la transition ».
Le Premier vice-président du parti Yéléma, Boubacar Amadou Dicko, pense qu’un organe indépendant de gestion des élections sera capital pour la transparence des échéances. Selon lui, cet organe pourrait être un moyen d’éviter les contestations post-électorales. « La mise en place de l’organe unique de gestion des élections est faisable. Nous avons les compétences et tous ce qu’il faut pour le mettre en place » affirme le1er vice-président du parti Yèlèma. « Nous sommes aujourd’hui dans la transition parce qu’ils ont failli et parce que les élections ont été bâclées. Donc pour sortir de la transition par la bonne manière, nous devons organiser des élections transparentes par la mise en place de l’organe unique de gestion » poursuit à Boubacar Amadou Dicko.
Les travaux qui prennent fin mercredi 30 juin, devraient aboutir à un consensus sur l’organe ou les organes chargés d’organiser ces élections.
Par ailleurs, la plate-forme  »Synergie 22 » exige un chronogramme clair pour les élections à venir. Selon les responsables de l’organisation, le chronogramme produit par le gouvernement de Moctar Ouane est « irréaliste », au regard du temps imparti de la transition. Ils demandent aux autorités de la transition de se consacrer aux élections notamment la présidentielle et les législatives.

Source : Studio Tamani

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