Libération de la France par l’Afrique : les héritiers des anciens combattants réclament des droits

Réunis en association, les héritiers et ayants droit, notamment les épouses, enfants et veuves des anciens combattants qui ont combattu aux côtés de l’armée française pendant la première et seconde  guerre mondiale, étaient face aux hommes de médias le 11 février 2021 à la Maison de la Presse. C’était pour réclamer les droits de leurs ancêtres à l’État français.

C’est surtout les héritiers et ayants droit du cercle de Yélimané qui ont pris l’initiative de s’organiser en association pour réclamer les droits de leurs ancêtres qui combattu pour la France lors de la première et de la seconde guerre mondiale. Ainsi, trois points-clés figurent dans ces revendications. Il s’agit de faciliter des visites de soins de santé en France pour tous les descendants des anciens combattants ; permettre aux descendants d’aller visiter les tombes de leurs ancêtres et enfin donner la nationalité française aux descendants des anciens combattants. Pour ce faire, ces héritiers demandent l’accompagnement des autorités maliennes, celui de la sous-région et de la communauté internationale.

« Nous qui sommes leurs ayants droit demandons à nos autorités (locales, régionales et nationales) et à l’ambassade de France au Mali de bien vouloir nous accorder des facilités pour l’atteinte de nos objectifs. Il s’agit en clair de nous faciliter l’entrée sur la terre française pour des visites et pour des soins de santé. Nous voulons également nous rendre sur les tombes de nos parents et grands-parents tombés lors des deux grandes guerres mondiales. Nous les héritiers de ces héros tombés sur le sol français, réclamons, la nationalité française. Nous signalons par ailleurs qu’aucun membre de cette association n’a bénéficié jusqu’à présent d’aucun droit de leurs parents morts en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale »,peut-on lire dans une déclaration commune.

Selon le président de l’association des héritiers des anciens combattants, Kalifa Tandja, même si la nationalité n’est pas une priorité, les soins médicaux en France et la visite des tombes des illustres (héros) disparus demeurent une demande formelle. Aussi, les descendants des anciens combattants sollicitent l’implication des autorités, des juridictions compétentes et des médias dans cette lutte qu’ils qualifient de ‘’noble’’.

Enfin, l’association des héritiers des anciens combattants rend grâce aux pays de l’Afrique occidentale dont les fils ont combattu aux côtés de l’armée française lors des deux guerres mondiales (1914- 1918) et (1939-1945) pour la France. Il s’agit du Mali, de l’Algérie, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Centrafrique, du Comores, du Congo, du RD Congo, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, du Gabon, de la Guinée, du Madagascar, du Maroc, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad, du Togo et de la Tunisie.

Ces héritiers espèrent tout de même une collaboration étroite avec ceux de tous ces pays cités afin que les objectifs escomptés soient atteints. Le président de l’association invite également toutes les victimes indirectes à se manifester afin de grossir le rang de l’association ouverte à tous les descendants.

Amadou Kodio

Source : Ziré