Droits de l’homme au Mali : le Centre, théâtre de toutes les violations

Dans son dernier Rapport semestriel, présenté en décembre 2020, au Conseil de Sécurité, le Secrétaire Général de l’ONU a attiré l’attention de la communauté internationale sur la violation des Droits de l’Homme au Mali. Pour lui, la situation dans notre pays ne cesse de se dégrader. Et pour Cause…

Selon ce rapport du Secrétaire  Général de l’ONU, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA)a recensé 483 cas de violation des Droits humains (88) et atteintes à ces droits (395), soit 237 de moins que pendant la période précédente. Il s’agissait d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires (29 victimes), d’autres meurtres (96), de violations du droit à l’intégrité physique ou d’atteintes à ce droit (123), de disparitions forcées (2), d’enlèvements (111), d’actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants (15), de détentions illégales avec de détentions prolongées et de violations des garanties d’une procédure régulière (107) ainsi que de nombreux cas de destruction de Biens et de pillage, d’attaques contre le personnel humanitaire et d’atteintes à la liberté de conscience par des groupes extrémistes violents (68).

Les auteurs présumés étaient les forces nationales (29), les Autorités judiciaires (50), les groupes armés qui ont signé l’Accord ou coopérant à son application (74), les groupes armés et milices communautaires (157) et les groupes extrémistes violents (173).

Comme lors des périodes précédentes, la plupart de ces cas de violation et atteintes ont été recensés dans le Centre du Mali (202 dans la Région de Mopti et 71 dans la Région de Ségou). D’autres cas ont également été constatés dans les Régions suivantes: Gao (36), Kayes (6), Kidal (57), Koulikoro (1), Ménaka (26), Sikasso (5), Taoudenni (3) et Tombouctou (26) ainsi qu’à Bamako (50).

En outre, le rapporte indique que des membres des Forces armées maliennes ont été impliqués dans de graves cas de violation des Droits humains : au moins 24 membres de la communauté peulh auraient été sommairement exécutés et 3 autres auraient été blessés à Libé, dans la Région de Mopti, le 22 octobre 2020. Ce jour-là, soutenus par des chasseurs traditionnels de la Communauté Dogon (Dozos), ces membres des forces nationales auraient, en outre, brûlé des habitations et des greniers, abattu du bétail et détruit un réservoir d’eau.

Les populations civiles, principales victimes

Les populations civiles sont les principales victimes de l’extrémisme violent. La plupart des attaques sont survenues dans le Centre, mais d’autres ont été enregistrées dans différentes Régions du pays. Le 13 octobre 2020, 13 civils ont été tués par des combattants du GSIM, le long de l’axe Parou-Songobia, dans la Région de Mopti .Dans le Centre du pays, la dynamique changeante et la hausse de la violence intercommunautaire ont continué de compromettre l’exercice des Droits humains et des libertés dans les zones touchées, comme l’illustre la situation à Farabougou, dans le Cercle de Niono (Région de Ségou). La MINUSMA a recensé 225 cas de violations graves commises contre 155 enfants, un chiffre en légère baisse par rapport aux 230 violations commises contre le même nombre d’enfants au cours de la période précédente. Si les auteurs de nombreuses violations (99) n’ont pas été identifiés, 41 cas de violation ont été attribuées à la Coordination des mouvements de l’Azawad, 28 à la Plateforme, 19 à la Katiba du Macina, 17 à Dan Nan Ambassagou, 9 aux Dozos, 6 à des groupes armés peulhs, 5 aux forces armées maliennes et 1 à l’EIGS. Au total, 102 enfants (79 garçons et 23 filles) âgés de 12 à 17 ans ont été recrutés dans les Régions de Ménaka (45), Mopti (31), Kidal (23) et Tombouctou (3), notamment par la Coordination des mouvements de l’Azawad (41), la Plateforme (28), la Katiba du Macina (18), Dan Nan Ambassagou (11), les forces armées maliennes (2) et les Dozos (2). Tous sauf trois qui font toujours partie des groupes armés ont reçu un soutien psychosocial et sont en cours de réintégration. De plus, 47 enfants (28 garçons et 19filles) ont été tués (17) ou mutilés (30) -contre 43 au cours de la période précédente- dans les Régions de Mopti (31), de Gao (10), de Tombouctou (3), de Kidal (1) et de Ségou (1) et à Bamako (1). La plupart l’ont été par des groupes armés non identifiés (28) et les autres par des groupes armés peulhs (6), Dan Nan Ambassagou (5), les Dozos (4), les forces armées maliennes (3) et l’EIGS (1). Les partenaires humanitaires ont constaté une hausse des recrutements forcés d’enfants, qui représentaient 42% des violations graves commises contre des enfants au cours de la période considérée (73).

Le Ministre de la Défense et le Chef d’état-major des Armées ont émis, à l’intention des Commandants, des ordres interdisant strictement d’avoir recours à des enfants de moins de 15 ans. Par ces ordres, ils ont également donné pour instructions au personnel militaire de prendre des mesures pour limiter la présence d’enfants autour des casernes militairesnationales et retrouver ceux qui auraient en outre brûlé des habitations et des greniers, pillé du bétail et détruit un réservoir d’eau.

Les civils restent les principales victimes de l’extrémisme violent.La plupart ces d’attaques sont survenues dans le Centre, mais d’autres cas ont été enregistrés dans différentes Régions du pays.

Le 13 octobre, 13 civils ont été tués par des combattants du GSIM le long de l’axe Parou-Songobia, dans la Région de Mopti.

Dans le Centre du Mali, la dynamique changeante et la hausse de la violence intercommunautaire ont continué de compromettre l’exercice des Droits humains et des Libertés dans les zones touchées, comme l’illustre la situation à Farabougou, dans le Cercle de Niono, Région de Ségou (72).

La MINUSMA a recensé 225 violations graves commises contre 155 enfants.Un chiffre en légère baisse par rapport aux 230 violations commises contre le même nombre d’enfants au cours de la période précédente. Si les auteurs de nombreux cas de violations (99) n’ont pas été identifiés, 41 cas ont été attribués à la Coordination des mouvements de l’Azawad, 28 à la Plateforme, 19 à la Katiba du Macina, 17 à Dan Nan Ambassagou, 9 aux Dozos, 6 à des groupes armés peulhs, 5 aux forces armées maliennes et 1 à l’EIGS. Au total, 102 enfants (79 garçons et 23 filles) âgés de 12 à 17 ans ont été recrutés dans les Régions de Ménaka (45), Mopti (31), Kidal (23) et Tombouctou (3), par, notamment, la Coordination des mouvements de l’Azawad (41), la Plateforme (28), la Katiba du Macina (18), Dan Nan Ambassagou (11), les forces armées maliennes (2) et les Dozos (2). Tous sauf trois qui font toujours partie de groupes armés ont reçu un soutien psychosocial et sont en cours de réintégration. De plus, 47 enfants (28 garçons et 19 filles) ont été tués (17) ou mutilés (30) -contre 43 au cours de la période précédente- dans les régions de Mopti (31), de Gao (10), de Tombouctou (3), de Kidal (1) et de Ségou (1) et à Bamako (1). La plupart l’ont été par des groupes armés non identifiés (28), et les autres par des groupes armés peuls (6), Dan Nan Ambassagou (5), les Dozos (4), les forces armées maliennes (3) et l’EIGS (1). Les partenaires humanitaires ont constaté une hausse des recrutements forcés d’enfants, qui représentaient 42% des violations graves commises contre des enfants au cours de la période considérée.

Le Ministre de la défense et le Chef d’état-major des armées ont émis, à l’intention des commandants, des ordres interdisant strictement d’avoir recours à des enfants de moins de 15ans. Par ces ordres, ils ont également donné pour instruction au personnel militaire de prendre des mesures pour limiter la présence d’enfants autour des casernes militaires.

Mémé Sanogo

Source : L’Aube