Sécurité des personnes et de leurs biens : plus de 18 000 chasseurs mobilisés par l’ANACMA

Les responsables de l’Association nationale des Chasseurs agréés du Mali (ANACMA) ont animé le 9 juillet 2020, un point de presse au siège de l’association à Lafiabougou. Au cœur des échanges avec les hommes de média, le point des préparatifs de la célébration du 30eanniversaire de l’ANACMA prévu le 3 septembre 2020. Actualité oblige, cette rencontre a été aussi une occasion pour ces chasseurs du Mali d’exprimer leur inquiétude face à la situation sociopolitique nationale caractérisée par une série de manifestations populaires appelant à la démission du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

3 septembre 1991-3 septembre 2020, l’Association nationale des Chasseurs agrées du Mali (ANACMA) aura bientôt 30 ans. Un événement que les responsables de l’ANACMA s’apprêtent à célébrer à Bamako avec faste si les moyens le permettent ainsi que l’évolution de la crise sanitaire liée à pandémie à coronavirus. En attendant, ce qui préoccupe les gardiens de la paix et de la quiétude sociale, dans l’immédiat, c’est la gestion de la crise sociopolitique marquée par des manifestations contre le régime.

Face à cette situation, les chasseurs, jadis fondateurs de l’essentiel des villages du Mali, engagés aujourd’hui dans la sécurité des personnes et de leurs biens, en absence des forces de défense et de sécurité, dans certaines localités du pays, invitent l’ensemble des protagonistes à un dialogue franc et sincère dans le strict respect des principes démocratiques, fondement de notre République.

De la déclaration lue par le secrétaire administratif, Issa KEITA, il ressort que c’est avec une très grande inquiétude que les chasseurs du Mali observent l’évolution de la situation sociopolitique dans notre pays. Une situation marquée par une série de manifestations populaires appelant à la démission du président de la République, la dissolution de l’Assemblée nationale et celle de la Cour constitutionnelle.

De l’avis des chasseurs du Mali, ces revendications de par leur nature, remettent en cause la démocratie au nom de laquelle cette bonne partie de la population s’exprime, depuis le 5 juin dernier. « Nous pensons qu’avec la crise multidimensionnelle qui sévit dans notre pays, depuis quelques années, le Mali ne peut s’offrir le luxe d’une énième crise politico-institutionnelle. Cela fragiliserait davantage un pays déjà affaibli et le plongerait dans un KO, dont nul ne peut prédire l’issue. Le Mali appartient à l’ensemble des Maliens, toute revendication, tout dialogue, tout compromis doit se faire dans le cadre de la légalité constitutionnelle et du respect des institutions de la République. C’est pourquoi, l’ANACMA invite les Maliens au calme et à la retenue et invite l’ensemble des forces protagonistes à un dialogue franc et sincère dans le strict respect des principes démocratiques, fondement de notre République », a déclaré Issa KEITA.

À la suite de cette déclaration, le secrétaire général de l’ANACMA, Karamoko Diawoye TRAORÉ, a fait savoir que ce sont plus de 18 399 chasseurs qui sont mobilisés aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, à travers le Mali, soit aux côtés des FAMa ou seuls dans les localités où celles-ci sont absentes.

A préciser que plusieurs chefs Donso des communes du District de Bamako et environs ont pris part à cette conférence.

AO

Source : Ziré