Mali: des  actions concrètes pour relever le défi de l’heure lié au changement climatique

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, multiplie des actions visant à limiter les effets du changement climatique. Cela à travers la Quinzaine de l’Environnement dont la 21e édition s’est tenue du 05 au 17 juin 2020 à Bamako. Ainsi, toutes les structures rattachées au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable s’étaient mobilisées sous l’égide de l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD), pour faire le point sur l’enjeu du changement climatique,  mais surtout pour trouver des voies et moyens afin de prévenir les conséquences néfastes dues à la dégradation de l’environnement. 

 Célébrée d’une manière assez simple (moins de masse) à cause de la situation de la pandémie de Covid19, la 21ème édition de la quinzaine de l’environnement était riche en événements. Le thème de cette année était : ‘’Aliment, fibre, fourrage, consommation incessante de l’humanité.’’

Finis donc les longs discours et place aux actions concrètes. C’est là que ce résume cette quinzaine au cours de laquelle toutes les structures de l’État s’étaient mobilisées chacun dans son domaine respectif pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable  (ODD 6) à l’horizon 2030.

Ainsi, les responsables de la direction nationale de l’hydraulique (DNH), ceux de la direction nationale de l’assainissement et du contrôle des pollutions de nuisances (DNACPN) et ceux de la direction nationale des Eaux et Forets en passant par ceux de l’agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali étaient tous au rendez-vous à l’AEDD pour s’entretenir avec les hommes de médias sur les enjeux liés à la question de l’environnement.

Toutefois, trois projets phares ont été expliqués aux hommes de médias au cours des points de presse. Il s’agit premièrement de la CDN (contribution déterminée au niveau national). C’est un projet chargé de mobiliser non seulement tous les acteurs au Mali pour la cause de l’environnement, mais aussi,  les ressources financières pour la mise en œuvre de l’accord de Paris dans la lutte contre le changement climatique au Mali. Un engagement signé en décembre 2015 par l’ensembles des États membres de la convention sur le changement climatique appelée ‘’Accord de Paris’’.

Le deuxièmement projets concerne le programme AGCC-Mali phase 2 qui se définit comme Programme Globale Contre le Changement Climatique au Mali Phase 2. Ce programme constitue la suite de l’AGCC-Mali 1 et a pour but d’améliorer les systèmes nationaux et décentralisés de gouvernance du secteur forestier au Mali. Dans ce cadre, le nouveau programme s’attellera à faciliter l’appropriation du changement climatique par les différents acteurs en capitalisant sur les acquis de l’AGCC Mali 1, à renforcer et faciliter l’utilisation des données forestières, à initier la mise en place d’un système national de suivi (système MNV – Mesure, Notification et Vérification) dans le domaine forestier et à améliorer la couverture végétale et bien d’autres choses.

Le troisièmement projets est relatif à la Cellule de Gestion du Système  d’Information Forestier qui est chargée essentiellement de collecter et de diffuser toutes les informations forestières du Mali. Cette cellule aussi a été présentée de manière plus détaillée par son chef de service, Cheick Oumar Traoré.

Tous ces projets et initiatives visent à protéger l’environnement et ce n’est pas le directeur de l’agence pour l’environnement et de développement  durable, Boureïma Camara, qui dira le contraire. Selon lui, la question de l’environnement est une question de survie de la population du monde. C’est la raison pour laquelle, dit-il, tout le monde doit s’y impliquer.

Amadou Kodio/ Afrikinfos-mali