Crise socio-politique : IBK annonce l’application «immédiate» de l’article 39, et la libération «prochaine» de Soumaïla Cissé

Va-t-on vers une résolution définitive de la crise scolaire? En tout cas le Président de la république Ibrahim boubacar Kéita annoncé l’application de l’article 39 portant statut du personnel de l’enseignement primaire, secondaire et de l’éducation préscoalire. La synergie des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre salue cette décision, mais affirme qu’elle restera vigilante.

Cet article était à l’origine du bras de fer entre les syndicats d’enseignants en grève depuis plusieurs mois et le gouvernement. Selon le Président de la République, il a instruit au gouvernement l’application « immédiate et correcte » de l’article 39. Ce texte prévoit une majoration des revenus des enseignants. Les syndicats signataires du 15 octobre saluent cette décision du Président de la République. Même s’ils affirment que cette application se fera en plusieurs temps. « C’est le sacrifice que les syndicats d’enseignants ont accepté consenstir, c’est pour vous dire que nous sommes pas des jusqu’au-boutistes », a déclaré Sambou Fofana, membre de la synergie des syndicats des enseignants signataures du 15 octobre 2016. Selon lui, une décision sera prise après la signature de l’accord prévue pour demain, pour maintenir ou annuler le rassemblement de ce jeudi 18 juin. « Dans tous les cas nous, les syndicats, nous resterons vigilants et nous n’allons pas baisser les bras », a-t-il conclu.

Autre annonce faite par le Président de la république lors de cette rencontre, c’est la libération du chef de file de l’opposition Soumaîla Cissé. Le Président de l’URD et député élu à Niafunké est retenu en otage depuis près de trois mois. Selon IBK, Soumaïla Cissé se porte bien et devrait bientôt recouvrer la liberté. « Nous sommes en contact avec ses ravisseurs », a-t-il déclaré.

Ces annonces surviennent alors que le mouvement du 5 juin, réunissant les organisations de la société civile et les partis d’opposition ont réfusé l’offre de dialogue du Président de la république. Le M5 continue d’exiger la démision du chef de l’Etat.

Source: Studio Tamani