Enlèvement de l’honorable Soumaïla Cissé : L’opposition exige que «tous les moyens de l’Etat malien soient mobilisés sans autre forme de calcul pour obtenir » sa libération sain et sauf

Les responsables de l’opposition malienne étaient face à la presse, le samedi 11 avril 2020, au Palais de la culture de Bamako pour exprimer leurs inquiétudes face à la lenteur de la prise de fonction de la Cellule de Crise mise en place, le 31 mars 2020, par le gouvernement malien pour la libération de l’honorable Soumaïla CISSE et de ses compagnons. Au cours, de cette conférence de presse, les responsables de l’opposition ont exigé la libération de l’honorable Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), chef de file de l’opposition malienne. «Nous souhaitons aujourd’hui, c’est le but de cette conférence, que tous les moyens de l’Etat malien soient mobilisés sans autre forme de calcul pour obtenir la libération sain et sauf de notre président et de ses compagnons », indiquent les opposants.

Cette conférence de presse était principalement animée par Dr Choguel Kokalla Maïga, Président du MPR, en présence du vice-président de l’URD, Pr Salikou Sanogo, du chargé à la communication du cabinet du chef de file de l’opposition malienne, Nouhoum Togo, de Souleymane Koné des Fare Anka Wuli et d’autres opposants. Dans ses propos liminaires, le conférencier, Choguel K Maïga a fait savoir que depuis le 25 mars 2020, le président de l’URD, l’honorable Soumaïla Cissé est entre les mains des assaillants. Avant de signaler que 17 otages avaient été enlevés sur lesquels 15 sont aujourd’hui libérés. Aux dires des conférenciers, les deux autres otages sont l’honorable Soumaïla Cissé et le maire de Koumaïra. «Nous avons constaté que 72 heures après l’enlèvement de Soumaïla Cissé que les hautes autorités de notre pays ont annoncé la mise en place d’un comité de crise. Ce comité de crise du gouvernement est dirigé par l’ancien premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga. A la date d’aujourd’hui (samedi 11 avril 2020), le décret qui formalise la nomination de ce comité n’a pas été signé. Nous avons des inquiétudes quant à la lenteur de la mise en place officielle, de la prise de fonction de ce comité et naturellement, nous sommes intéressés de savoir quelle est sa composition. Mais de ce que nous apprenons, c’est qu’un certains nombres de départements ministériels vont être représentés dans ce comité. Nous avons des inquiétudes parce que ces genres de question qui sont délicates doivent être abordés de façon à ce qu’il y ait des personnes compétentes habilitées. Ce n’est pas une approche administrative ou institutionnelle qui est recherchée, c’est le résultat », a-t-il précisé. A ses dires, dans ces genres de situation, la célérité, la discrétion, la compétence des personnes habilitées chargées du dossier sont plus importantes que les considérations d’ordres administratifs ou institutionnels. Selon lui, la présence de plusieurs départements ministériels dans ce comité de crise risque d’amener des tiraillements. « Nous avons des inquiétudes quant à la multiplication souvent pas efficace des intervenants sur cette question, parce que plus il y a d’intervenant moins il ya l’efficacité », a dit Dr Choguel K Maïga. Par ailleurs, il a apprécié l’élan de solidarité des uns et des autres pour la libération de l’honorable Soumaïla Cissé. Selon lui, le conseil de sécurité des Nations Unies s’est interrogé sur la question et a invité à la libération du président de l’URD. «Nous souhaitons aujourd’hui, c’est le but de cette conférence, que tous les moyens de l’Etat malien soient mobilisés sans autre forme de calcul pour obtenir la libération sain et sauf de notre président et de ses compagnons », a déclaré Dr Choguel K Maïga.

Répondant aux questions des journalistes, le vice-président de l’URD, Pr Salikou Sanogo a fait savoir qu’ils n’ont aucun contact avec les ravisseurs. Mais selon lui, les informations reçues indiquent que Soumaïla Cissé serait en bonne santé. Pour sa part, Dr Choguel K Maïfga dira que l’honorable Soumaïla Cissé n’est pas n’importe qui au Mali. Il a salué le courage de l’épouse de Soumaïla Cissé, Mme Cissé Assan Traoré et les autres ex otages libérés qui sont tous à Niafunké. A l’en croire, seuls les blessés ont été évacués à Bamako pour des soins. Enfin, il a remercié et félicité la section URD de Niafunké d’avoir élu Soumaïla Cissé dès le 1er tour du scrutin législative du 29 mars 2020.

Aguibou Sogodogo

SourceLerepublicain