Le gouvernement malien et le collectif des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 n’ont pas encore trouvé un terrain d’entente. Les dernières négociations, ouvertes le lundi dernier, ont échoué. Les enseignants grévistes continuent d’exiger l’application de l’article 39 de la loi portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Pour se faire entendre, les enseignants vont descendre, à nouveau, dans les rues ce mercredi 11 mars 2O2O.

Lors d’une nouvelle réunion convoquée par le ministre du Dialogue social, du travail et de la fonction publique, le lundi 9 mars dernier, les syndicats des enseignants grévistes et le gouvernement malien ne sont pas parvenus à réduire leurs divergences. Les quatre propositions de la partie gouvernementale ((1ère proposition : amener la grille à 1100 en janvier 2021 ; 2e proposition : 1200 à partir de janvier 2021, 3e proposition : 1100 au 1er janvier 2021 et 1200. 4e proposition : 1100 au 1er janvier et 1200 au 1er janvier 2021) ont été rejetées par les enseignants. Tout en reconnaissant la légitimité de leur combat, le gouvernement, par manque de moyens, a ainsi fait appel au  sens du « patriotisme » des  enseignants grévistes.

Les syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 ne l’entendent pas de cette oreille. Ils continuent d’exiger l’application de l’article 39 de la loi N°2018-007 Du 16 JAN 2018. Selon eux, « les négociations  ont échoué car le gouvernement campe toujours sur la même position, c’est-à-dire indice plafond 1100 à compter de janvier 2020 et 1200 à compter de janvier 2021, ce qui nous ramènerait d’office dans la grille du statut général. » « Nous demandons donc à toutes et à tous de sortir le mercredi, 11 mars 2020 pour participer à la grande marche pacifique organisée par les Syndicats de l’Éducation Signataires du 15 octobre 2016. Seuls, notre engagement et notre détermination feront plier ce gouvernement voyou sans foi ni loi, qui a un mépris profond des enseignants », expliquent, les enseignants grévistes, dans un communiqué.

M.K. Diakité

Le Républicain