La grève de 5 jours du Collectif des syndicats d'enseignants signataires du 15 octobre 2016 a débuté ce lundi 06 janvier. Les enseignants dénoncent la non application de l’article 39 de la loi du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant. Selon eux, ce mouvement pourrait être reconduit à partir du 21 janvier 2020 pour deux semaines et avec rétention de notes, si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Le mouvement de grève suscite l’inquiétude des parents d’élèves. Ils interpellent le gouvernement et les syndicats pour un « compromis rapide ».

Ce mouvement de grève a été bien suivi dans toutes les écoles fondamentales publiques ainsi qu'aux lycées. Les enseignants grévistes exigent du gouvernement « l’application immédiate » de l’article 39 de la loi portant statut du personnel enseignant des établissements secondaires, fondamentaux et de l’éducation préscolaire et spéciale. Ce texte prévoit une majoration de revenus des enseignants à hauteur de 20% depuis janvier 2019, et 9% à partir de janvier 2021.

Selon les syndicalistes, d'autres actions seront menées si leurs doléances restent toujours insatisfaites. Des manifestations et des sit-in seront multipliés jusqu’à l'application intégrale de la loi portant leur statut.

Selon les enseignants, cette grève de 05 jours sera reconduite du 21 janvier jusqu'au 7 février prochains, s'ils n'ont pas obtenu gain de cause.

Le gouvernement en réponse à ce mouvement de colère du personnel enseignant, informe, « que des retenues seront opérées sur les salaires des grévistes conformément à la loi relative à l'exercice du droit de grève dans les services publics ».

L'Association des parents d’élèves dit comprendre les revendications des enseignants. Elle s'inquiète en revanche de la succession des mouvements de grève. Selon ses responsables, les autorités scolaires et les enseignants grévistes doivent « tout faire pour trouver un terrain d'entente » à fin d’éviter une mauvaise année scolaire.

Source: Studio Tamani