Au Mali, pour exiger le versement de leurs salaires du mois de février dernier, les enseignants ont quitté la table des négociations. «Nous suspendons notre participation à la commission de conciliation jusqu’à ce que l’État nous paie nos arriérés de salaires », affirment les enseignants grévistes. Selon eux, même si la loi autorise la rétention de salaires, les jours pendant lesquels les enseignants étaient en classe doivent être payés. Mieux, expliquent-ils, « on ne peut retenir plus d’un tiers du salaire d’un travailleur ».

Cette annonce intervient quelques jours après l’échec des négociations avec le Premier ministre. Au cours de cette rencontre, le principal point de discussions a été la prime de logement. Et le « gouvernement n’a fait aucune proposition concrète », regrette la synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016.

C’est dire que le bras de fer entre le gouvernement et les enseignements signataires du 15 octobre n’a pas encore vu son épilogue. Ces derniers décident de ne plus retourner sur la table des négociations que lorsque leurs salaires du mois de février dernier sont versés. Au même moment, l’Association des Elèves et Etudiant (AEEM) renouvelle son mot d’ordre de grève de 48 heures le 19 mars 2019 en soutien aux enseignants.

Amadou Kodio, afrikinfos-mali avec Studio Tamani