Les élèves des niveaux de l’enseignement secondaire, fondamental, ainsi que de l’éducation préscolaire et spéciale ont officiellement repris le chemin de l’école, hier 1er octobre 2019. A cette occasion, le ministre de l’Éducation nationale, Dr. Témoré Tiouenta, a rencontré la presse le 30 septembre 2019 afin de parler des innovations prévues pour cette nouvelle année scolaire 2019-2020.  

À travers cette rencontre avec la presse, il s’agissait pour le ministre Témoré Tiouenta de faire le point des préparatifs, de souligner les défis et d’évoquer les perspectives pour cette nouvelle année scolaire 2019-2020. Ainsi au cours des échanges, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé des innovations majeures avant d’appeler tous les acteurs du secteur à une année scolaire apaisée et performante. « La première chose, c’est le retour à l’ordre et à la discipline à l’école », a-t-il annoncé. Pour lui, l’élève doit venir à l’heure à école et respecter son maître ou professeur. Autres exigences pour les élèves, la sacralité des heures de cours. De ce fait, les élèves doivent rester en classe pendant les heures de cours. Le ministre a également profité de l’occasion pour interdire les rencontres syndicales d’élèves pendant les heures de cours.  

S’agissant des innovations, le ministre a annoncé la réintroduction des épreuves orales au BAC, qui, de son avis, est une norme sous-régionale. Pour l’année 2019-2020, l’animation de l’école sera au rang des priorités. « Il faut que les meilleurs élèves soient primés, mais aussi que des hommages soient rendus aux enseignants retraités », a souligné le ministre de l’Education.

Pour pallier le faible niveau en français des élèves, le ministre Tiouenta a annoncé l’institutionnalisation du Prix de lecture du président de la République. Cette compétition, selon lui, va marquer une mobilisation générale autour de la lecture et permettra aux meilleures élèves d’aller lire devant le président de la République au palais à Koulouba, après une phase de présélection dans les différentes écoles.

Autre innovation attendue, la journée de l’enseignant sera redynamisée afin de valoriser la fonction d’enseignant. Aussi, le département prévoit la révision du programme d’apprentissage de l’anglais dans les écoles en vue d’une amélioration du niveau des élèves au regard de l’importance de l’anglais actuellement dans le monde.

Des écoles restent fermées au centre !

Parmi les défis auxquels fait face toujours l’école malienne, le ministre a souligné, entre autres : l’insuffisance de salles de classe, des cantines scolaires, du personnel enseignant, des livres, etc. de même, il y a un besoin de formation des enseignants des écoles communautaires pour être au niveau requis. Aussi, pour cette année qui démarre, elles sont plus de 500 écoles qui risquent de rester encore fermées au centre pays à cause de l’insécurité. Toutefois, le ministre se veut optimiste. « L’accalmie est revenue depuis la visite du Premier ministre. Il y a des zones qui se stabilisent. Par contre, la situation reste volatile dans certaines localités. Nous allons faire le point des écoles qui n’auront pu ouvrir dès la première semaine. L’ouverture de ces écoles constitue une préoccupation partagée par le gouvernement qui est en train d’y travailler», a-t-il ajouté.

Évoquant la situation du front scolaire, le ministre s’est réjoui du fait que l’année écoulée a pu être sauvée, malgré une crise liée aux nombreux mouvements de grève du collectif des enseignants. « Nos résultats sont globalement supérieurs à ceux des autres années », a-t-il dit.

S’agissant de la mise en œuvre du protocole d’accord qui a été signé le 18 mai 2019, le ministre de l’Education nationale a fait savoir que sur 9 points d’accord, 6 ont connu un niveau de mise en œuvre satisfaisant pendant que les autres sont en cours d’exécution.

Abdoulaye OUATTARA

Source : Ziré