La salle de conférence du ministère de la Culture a abrité ce mardi 24 décembre 2019, les travaux de la 2è session ordinaire du Fonds d’Appui à l’industrie cinématographique (FAIC). La présente session essentiellement budgétaire s’est penchée également sur le bilan de l'exercice écoulé. Desdits travaux du jour, il ressort que le budget de l’exercice 2019-2020 s'élève à la somme de deux cents millions cinq cent mille francs (200 500 000) F CFA.

L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministère de la Culture, Andogoli GUINDO, en présence du directeur général du Fonds, Bréhima KONE et de l’ensemble des administrateurs.

Au cours de cette session, les administrateurs ont procédé à l’examen et à l’adoption du projet de Programme d'action 2020-2024 ; du projet manuel de procédure et de celui de règlement général de sélection de projets.

A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du département en charge de la culture, Andogoli GUINDO, a salué l’ardente volonté de donner au Fonds d'Appui à l'Industrie Cinématographique, les capacités pour booster l'industrie du cinéma malien. Une volonté, faut-il le rappelé, qui est d'ailleurs celle des plus hautes autorités de notre pays dont l'ambition est de faire du secteur du cinéma l’un des piliers de la croissance économique du pays.

C'est dans cette optique que furent créés, dès les premières années de l'indépendance, les services publics de production, de diffusion et de distribution cinématographique et, en vue de faire face à la problématique de financement du cinéma a été créé le Fonds d'Appui à l'Industrie Cinématographique (FAIC).

Malgré cette volonté, a-t-il déploré, la mobilisation des ressources financières pour le cinéma reste encore un défi mais, le Fonds d'Appui à l'Industrie Cinématographique s’attèle, désormais à apporter une réponse adéquate à la problématique du financement. A cet effet, a-t-il fait savoir, le Fonds doit rechercher et mobiliser les ressources financières nécessaires pour appuyer les projets de cinéma, et un ensemble d'actions a été initiée dans ce cadre. Il s'agit de l'élaboration d'un Programme quinquennal de développement du cinéma, assorti d'un plan opérationnel annuel dont la mise en œuvre s'accompagnera de la mobilisation effective de la dotation initiale du Fonds qui est de six milliards (6 000 000 000) de francs CFA.

Il s'agira également de l'institution d'une redevance cinématographique et audiovisuelle qui, à terme, pourra mobiliser plus deux milliards de francs CFA par an pour le financement du cinéma et, qui pourra à long terme, suppléer la subvention de l'Etat et ainsi, développer et pérenniser les ressources propres du FAIC. Le but recherché étant de parvenir à un ancrage solide d'une industrie cinématographique, compétitive et préservatrice du patrimoine culturel et des hautes valeurs sociétales de notre pays.

Les résultats à atteindre visent en premier lieu le soutien aux projets des cinéastes et des professionnels des métiers du cinéma. Ils visent aussi, à créer des infrastructures adaptées pour amener l'émergence d'un écosystème économique du cinéma, favorable à la productivité et à la production cinématographique de qualité.

Pour M. GUINDO, le FAIC apparaît comme une meilleure réponse à la forte attente des acteurs du secteur de la cinématographie et de l'audiovisuel, en tant qu'un véritable outil de financement des projets cinématographiques et audiovisuels.

D’ailleurs, malgré son jeune âge, le FAIC, a fait savoir M. GUINDO, présente déjà des traits de maturité, avec de nombreux résultats encourageants, engrangés en si peu de temps.

C'est pourquoi, il a profité de l’occasion pour saluer et de féliciter le personnel pour son engagement aux côtés du Directeur général, lequel engagement fonde l'espérance d'autres succès plus francs, plus forts. Par la même occasion, il a félicité et remercié les partenaires du Fonds.

De son intervention, il ressort que les activités programmées pour l'exercice 2020 s'inscrivent en droite ligne de la mission et des objectifs assignés au Fonds d'Appui à l'industrie cinématographique, et le budget pour leur mise en œuvre s'élève à la somme de deux cents millions cinq cent mille francs (200 500 000f/CFA), équilibré en recettes et en dépenses.

Abdoulaye OUATTARA/ Afrikinfos-Mali