Le Secrétaire Général du ministère de la Culture, Andogoli Guindo, a présidé ce lundi 9 décembre 2019, l’ouverture des travaux de la 23è session ordinaire du conseil d’administration de la maison africaine de la photographie(MAP) dans la salle de conférence de son département. C’était en présence du Directeur Général de la Maison Africaine de la Photographie, Tidiane Sangaré etde l’ensemble des administrateurs.

La présente session consacrée à l’examen du bilan à mi-parcours au titre l’exercice 2019, avait à son ordre du jour : l’examen du compte rendu des travaux de la 22ème session ordinaire du Conseil d’Administration ;  le point d’exécution des recommandations ; le rapport d’activités à mi-parcours de l’exercice 2019 ; le point d’exécution du budget 2019 au 30 novembre 2019, etc.

A l’ouverture des travaux, le Secrétaire Général du ministère de la Culture, Andogoli Guindo, a souligné que la présente session, s’inscrit dans le cadre du fonctionnement régulier des organes de la MAP. Aussi, elle répond à des fortes recommandations de la 22ème session, à savoir l’organisation des deux sessions annuelles, conformément à la règlementation.  

Faisant le bilan de l’intersession, la ministre a fait savoir que sur la base du plan d’action de l’exercice 2019, la MAP a réalisé certaines activités dont : l’organisation de l’exposition intitulée « Visages de Djenné » et consacrée aux œuvres du photographe Boubacar Garba SAMOUNOU. La structure a également organisé un atelier dans le cadre du renforcement des capacités de ses agents sur le thème : Techniques d’archivage, de numérisation et de gestion électronique de fonds photographiques.

Sur un tout autre plan, la Maison Africaine de la Photographie a activement participé à l’organisation de la 12ème édition de la Biennale africaine de la photographie, à travers notamment la réalisation des tirages des œuvres qui animent les expositions officielles.

Ainsi, pour la toute première fois, la production des œuvres de la Biennale Africaine de la Photographie a été entièrement réalisée au Mali. «Ce résultat fort louable, constitue un pas important dans le schéma d’une totale et entière responsabilisation de notre pays dans l’organisation de cet évènement», s’est réjoui Andogoli Guindo.

Sur un total budget rectifié de 94 263 771 Francs CFA, les dépenses effectuées, au 30 novembre 2019 par la Maison Africaine de la Photographie, se chiffrent à la somme de 88 763 771 Francs CFA, soit un taux d’exécution de 94,62%. 

 

Pour M. Guindo, les nouveaux défis sont à relever en vue de promouvoir et valoriser le patrimoine photographique sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit notamment de répondre efficacement aux exigences de professionnalisation du secteur de la photographie et des arts visuels, d’autre part. 

De son intervention, il ressort que la Maison Africaine de la Photographie peine à trouver des réponses adéquates à l’insuffisance des ressources tant humaines que financières ; l’achèvement des travaux construction du nouveau siège pour l’établissement malgré un important engagement de l’Etat à travers le financement.

Par ailleurs, cette 23è session s’ouvre au moment où se déroule dans notre pays la 12è édition des Rencontres de Bamako, biennale africaine de la photographie. Des rencontres ouvertes le 30 novembre 2019 pour se poursuivre jusqu’au 31 janvier 2020, à travers des expositions photographiques à Bamako.  Cette 12ème édition marque aussi, les 25 ans de la fête panafricaine de la photographie, un évènement dont le succès grandit d’année en année.

Avant de terminer, Andogoli Guindo a rendu un vibrant hommage à l’ensemble des photographes maliens pour leur mobilisation avant de saluer leur créativité qui démontre encore une fois, selon elle, qu’ici est le pays de Seydou KEITA et de Malik SIDIBE. 

Abdoulaye OUATTARA / Afrikinfos-Mali