Les 16 et 17 novembre 2019, s’est déroulée la formation des coaches littéraires dans le cadre du projet ‘’Polyphonie pour la Paix’’ au lycée Toubacoro Alhassane Doucouré d'Hippodrome, en Commune II du District de Bamako.

Au cours de cette rencontre le formateur, Minga S. Siddick, journaliste indépendant, professeur de lettres et président de l’association culturelle ‘’Ecritures des Suds’’ a rappelé que cette formation est une opportunité pour mieux discuter sur le thème du projet Polyphonie pour la Paix : ‘’Construisons la paix’’. « En matière de construction ou de consolidation de la paix, tout dépend de comment on voit la chose. Mais, j’estime qu’il n’y a aucune voie à négliger lorsqu’on veut bâtir la paix. Nous pensons que l’édifice de la paix s’est écroulé et qu’aujourd’hui tous les moyens sont bons pour le reconstruire.  Ce moyen, j’y crois plus particulièrement parce qu’il s’agit d’amener les enfants à cultiver le réflexe de la paix, puisque nous autres, les vieilles personnes, nous avons déjà pris des plis indélébiles et les enfants sont encore jeunes. Donc, ils sont façonnables, malléables et travailler sur leur conscience pour les amener à avoir le réflexe de la paix ne peut être que bénéfique pour le futur du Mali », a-t-il souligné.

Selon Hama Goro, directeur du Centre Soleil d’Afrique, c’est un projet fédérateur qui réunit artistes et lycéens, encadrés par des coaches, pour discuter et travailler sur différentes approches artistiques et littéraires de la paix. « A partir de ces formations, il y aura un certain nombre d’artistes et lycéens qui seront initiés à différents concepts allant dans le sens de la paix et la cohésion sociale. Ce projet vient à point nommé, car c’est un moyen de  contribuer au rétablissement de la paix dans notre pays », a-t-il précisé.

Une pensée partagée par Mamadou Faly Kanté, coordinateur des activités de l’association culturelle ‘’Ecritures des Suds’’. « Ce projet est le bienvenu, parce qu’il rime avec le contexte actuel de notre pays. Pour le Mali qui vit une période difficile de son histoire, un projet comme Polyphonie pour la Paix, c’est une aubaine et moi personnellement je suis content que ce projet voie le jour surtout qu'il concerne la jeunesse. Ces différentes formations permettent de façonner nos cadres de demain. Il s’agit de faire en sorte qu’ils puissent manifester cette paix tant recherchée dans leurs comportements de tous les jours », a-t-il souligné

En dernier lieu, le formateur, Minga S. Siddick, a invité les participants à faire de cette culture de la paix leur combat de tous les jours,  car, a-t-il dit,  « parler de paix est une chose que tout le monde peut faire, mais agir pour la paix est une culture que nous devons avoir le courage de faire croître dans l'esprit des jeunes. C'est un privilège dont nous ne pouvons être que fiers ».

Fatoumata Dicko Diako 

Source : Ziré