Très préoccupé par la situation sécuritaire au centre au Mali, le Conseil National de la Société Civile a animé un point de presse ce 13 janvier 2019 à la maison de la presse. Il s’agit  de tirer une fois de plus la sonnette d’alarme sur un conflit qui ne fait qu’aggraver chaque jour. Le président de l’association Ginna Dogon, Hamadoun Togo, présent à la conférence, a profité de l’occasion pour lancer un cri de cœur.

Accompagné de Alassane Barry, représentant de Tapital Pulaku et du président de Ginna Dogon, le président du Conseil National de la Société civile du Mali, Boureima Allaye Touré a attiré  davantage l’attention des plus hautes autorités du pays sur la situation humanitaire chaotique dans la région de Mopti tout en demandant avec insistance au gouvernement d’agir avec fermeté et immédiatement afin de mettre fin à ce cycle de violence.

Sur le présidium avec les différents responsables de la société civile, le président de l’association Ginna Dogon a lancé un cri de cœur: « Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux discussions stériles et à des fausses accusations. J’ai bien dit que ce qui est passé est passé, il faudra maintenant faire en sorte que ce qui s’est passé ne se reproduise plus jamais. Et pour cela, homme, femme et toute personne qui aime son pays, doit se feindre la taille pour que la paix tant souhaitée revienne », dit-il déclaré.

Il a également ajouté : « La paix ne se décrète pas, mais elle se construit brique  après brique. Dans cette crise, nous avons subi beaucoup d’atrocités, nous sommes tous meurtris par ce conflit. Des tueries par ci, des violences par là et des voles de bétail etc… il faut que ça s’arrête ».

Amadou Kodio, afrikinfos-mali.com