Les activités de la 4è édition de la semaine des victimes dérouleront du 16 au 22 novembre 2019.  L’information a été donnée ce 16 novembre 2019 par les responsables de la Coalition Malienne des défenseurs des droits humains (COMADDH). C’était au cours une conférence de presse animée par le président de la COMADDH, Mohamed El Moctar MAHAMAR, au siège de l’organisation, sis à la cité scolaire à Médina-Coura.

 Pour la circonstance, il avait à ses côtés la présidente du conseil national des victimes(CNV), Mme Haïdara Aminata MAIGA, et le président de la Commission nationale des droit de l’homme (CNDH), Aguibou BOUARE, non moins président de la coalition nationale de lutte contre l’esclavage au Mali(CONALEM).

L’objectif de cette semaine, selon ses initiateurs, est de faire l’état des lieux des avancées réalisées dans le cadre de l'effectivité des droits des victimes ; de comprendre les défis et contraintes à la réalisation desdits droits humains. Il s’agit aussi pour acteurs d'échanger sur les éléments de proposition pouvant permettre de mieux opérationnaliser les droits humains pour le bonheur de l'ensemble de la communauté malienne.

De même, à travers cette journée, il s’agit de magnifier les victimes et poursuivre les actions instituées à la faveur de la gravité extrême des événements que notre nation a connus à partir de 2012. Ces événements, faut-il le rappeler, se sont traduits par des violations massives et graves des droits humains et ont beaucoup ébranlé les fondements sociaux de la coexistence pacifique des communautés dans notre pays.

C’est pourquoi, l’organisation de cette semaine, selon ses initiateurs, vise à créer un environnement favorable aux actions de promotion des droits humains inaliénables.

La semaine des victimes regroupera une cinquantaine de personnes ciblées, à savoir : les représentants les Institutions de la République ; les départements ministériels ; les organisations de la société civile, principalement les organisations de victimes ; les partenaires techniques et financiers, etc.

Selon les conférenciers, les trois dernières éditions ont permis de mobiliser directement 310 personnes dont 276 victimes, de renforcer leurs capacités sur la situation des droits humains fondamentaux et de consolider leur organisation interne. Cette présente édition s'inscrit dans ce cadre.

Abdoulaye OUATTARA/Afrikinfos-Mali