Depuis un certain temps, notre pays assiste à l’arrivée massive d’un nouveau produit nocif en provenance de la Guinée Conakry. Ledit produit n’est autre que la moustiquaire «FATALA». Ce produit contient une subsistance néfaste à la santé humaine. Dans cette enquête exclusive, nous nous sommes intéressés à  tous les acteurs impliqués dans cette chaîne de désagrément.

Tout est parti d’une alerte donnée par certains citoyens acheteurs des moustiquaires chez les différents boutiquiers et vendeurs ambulants. Selon nos informations sur «FATALA», c’est un anti-moustique qui nuit à la santé humaine. Des plaignants continuent de faire des révélations sur ce nouveau produit qui pousse comme des champignons sur nos marchés, aux abords de nos voix publiques et dans les différentes rues de Bamako.

Aux dires de certains spécialistes sanitaires,  ces produits, à base de l’aérosol 300ml et l’esbiothrine, sont destinés à éliminer  les parasites. Quant à esbiothrine, selon les chercheurs phytosanitaires, ce produit est uniquement utilisé pour protéger les cultures. En plus de cela, FATALA est un pesticide qui ne répond pas aux normes, selon lesquelles, la dose normale de la matière principale qui le constitue doit être de 0,08% et non  supérieur ou égal à 0,2% que l’on voit sur l’emballage de «FATALA ».

Ledit produit «FATALA» a sur son carton d’emballage comme précautions : conserver dans un endroit frais, sec et à l’ombre et sceller bien le paquet contre l’humidité après l’avoir ouvert, particulièrement en saison pluvieuse ; tenir à l’écart des objectifs inflammables lorsque  l’encens est allumé ; tenir à l’écart des enfants ; ne pas contaminer l’eau, les aliments par le stockage ou le transport ; éviter le contact direct avec le soleil et la pluie ; manipuler doucement lors du chargement et du déchargement. Premiers secours en cas d’empoisonnement : cas d’ingestion, consulter immédiatement un médecin. Fabriquer sur la base d’un ingrédient actif ou d’une composante chimique très dangereuse à la santé humaine. Surtout, avec la quantité de cette moustiquaire est élevée qui est supérieure ou égale 0, 2% esbiothrine.

«J’ai amené toute ma famille le lendemain de la nuit ou j’ai utilisé pour la première fois cet anti-moustique chez moi. Pour cause, tous les membres de ma famille se plaignaient d’un problème respiratoire. Arrivé au centre de santé le plus proche, il s’est avéré que c’est cette nouvelle marque d’anti-moustique qui est à l’origine de ce qui nous est arrivé. Depuis lors, je m’en méfie»,nous a confié un commerçant résident à Bamako.  

Et Mme Diabaté d’ajouter :«J’ai failli tomber malade au moment où j’utilisais ce produit. J’avais l’impression que j’avais quelque chose dans la gorge et les narines. Ils me brulaient. Mais ce mal a disparu depuis que j’ai cessé d’utiliser ce produit FATALA.»

Enseignant de son Etat,  Ismaël Diarra, met en cause les structures en charge du contrôle de la qualité et de la commercialisation de ces genres de produits dans notre pays. « L’Etat doit prendre ses responsabilités. Il doit prendre des mesures correctives à l’encontre des responsables de cette nouvelle société qui constitue un danger pour la société »,a-t-il laissé entendre.

 En attendant, bon nombre de personnes s’indignent contre la fuite en avant des responsables des structures en charge de contrôle de qualité de ces produits. Il s’agit notamment de la Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence (DNCC) et le Comité Inter-état de Lutte contre la Sècheresse au Sahel (CILSS). 

Approchés respectivement par nos soins, la Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence (DNCC) et le Comité Inter-état de Lutte contre la Sècheresse au Sahel (CILSS) et la Direction des Douanes, se disent de ne pas être au courant de l’arrivée de ce nouveau produit sur le marché malien. Donc, ce qui prouve à suffisance que c’est un produit frauduleux. A en croire, une source bien introduite, le produit «FATALA» n’est ni dédouané à l’entrée du Mali, ni homologué par le Comité Inter-état de Lutte contre la Sècheresse au Sahel (CILSS) encore moins conseillé â être utilisé dans notre pays par les autorités sanitaires.

Aux dernières nouvelles, le directeur général de la DNCC  a avoué qu’il n’a pas un budget de fonctionnement pour lutter contre ces contrefaçons. Nous sommes allés plus loin dans la présente enquête. C’est ainsi que, nous sommes partis chez le seul distributeur agréé de Moustiquaire au Mali du nom de Dramane Konaté dit Thé Dradjan à Niaréla. Ce dernier, à son tour, dénonce la vente de ladite moustiquaire "FATALA" contre façonnée en Guinée.

Dramane Konaté dit Thé Dradjan a mis à profit notre passage, pour appeler sinon alerter l’opinion publique  en vue de se défendre de toute implication à la vente de cette nouvelle moustiquaire contrefaçon qui est présentement sur le marché.  Selon lui, notre passage chez lui est opportun, car, a-t-il précisé, l'histoire est partie des appels incessants de la part de certains citoyens qui dénonçaient la dangerosité de cette nouvelle moustiquaire. Aussi, a-t-il indiqué, il voudrait appeler la presse pour tirer les choses au clair tout en disant qu'il en est pour rien dans cette situation qui ternisse son image distributeur agrée. 

Ousmane Diakité pour Afrikinfos-Mali