Dans le cadre des préparatifs des élections législatives, le ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Alpha Bah, poursuit les concertations avec les forces vives de la nation. Il a rencontré le samedi 1er février 2020, le syndicat national des administrateurs civils ; le syndicat libre du ministère de l'Administration territoriale et plusieurs organisations de la société civile dans les locaux de son département. L’objectif de cette rencontre était de faire le point de l'évolution des préparatifs des échéances électorales à venir.

À travers cette initiative, le département en charge de l’organisation des élections cherche à faire en sorte que tous les acteurs du processus soient impliqués au mieux pour des élections crédibles, transparentes et apaisées. Cette rencontre a été marquée par une communication sur les éléments de l'agenda et le contour de l'élection des députés à l'Assemblée nationale. Lors de cette rencontre, le problème des cartes d’électeurs a été posé. Les préoccupations ont aussi porté sur la sécurisation des scrutins. Elle est une étape décisive pour les parties prenantes qui se disent confiantes, malgré quelques difficultés.

A l’issue des échanges, Mamadou Seydou Traoré, Consultant au POCIM, a indiqué que cette rencontre a permis aux organisations de la société civile de pouvoir suffisamment recueillir les informations qui vont leur permettre d'engager les actions d'information et de sensibilisation des populations.

Mme Maïga Sina Damba du Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires du Mali a salué l’esprit de cette réunion qui a mis face à face les représentants de la société civile et le ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation. Selon elle, le ministère est dans son rôle en assurant la préparation technique des élections. « Mais, il y a toujours des soucis concernant la sécurité. Il faut donc qu’on soit rassuré que toutes les dispositions sont prises pour sécuriser, avant, pendant, et après les scrutins. Ensuite, il y a le problème des cartes d'électeurs qui a été posé également. C'est une élection vraiment spécifique pour nous femmes avec l'application effective de la loi 052 et de la loi sur le quota qui va faire un boom extraordinaire, parce que nous pourrions nous retrouver avec au moins une quarantaine de femmes députés à l'Assemblée nationale. Donc, on est un peu confiant. Techniquement, tout est fin prêt au niveau du Département en charge de l’Administration Territoriale. Le ministre de l'Administration territoriale a donné l’assurance et on attend que les choses se passent ainsi. En tant que société civile, nous allons essayer de jouer notre rôle dans l’information, la sensibilisation et la mobilisation pour que toutes les Maliennes, tous les Maliens se tiennent prêts pour ces élections ».

Elle a également ajouté : « Pour qu’une élection se tienne, il faut des cartes d’électeurs. Jusqu’à présent, on n’a pas l’assurance que ces cartes seront prêtes pour les dates indiquées. Donc, on attend que les cartes soient là. Il faut aussi du temps pour que les électeurs puissent avoir accès à ces cartes. Il y a des soucis à ce niveau. Il n’y a pas de mécanisme au niveau des centres de distribution qui permettent aux femmes d’avoir accès aux cartes. On souhaiterait qu’exceptionnellement, pour ces élections législatives, on fasse tout pour que les femmes puissent avoir leurs cartes d’électeurs.»

Pour sa part, Chérif Mohamed Haïdara, président du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) indique que compte tenu du contexte technique et légal, les Maliens de la diaspora ne peuvent pas avoir des députés à l’Assemblée nationale pendant cette législature.

Le ministre, dit-il, a promis de mettre en place deux commissions afin de définir le mode de scrutin, le découpage et le recensement des Maliens établis à l’extérieur. Pour lui, la réussite de ces élections dépend de plusieurs facteurs. «Chacun doit prendre sa carte et aller voter. Il n’est pas admissible que le taux de participation soit faible. Il s’agit d’exercer un droit constitutionnel. Les députés seront élus sur des critères et base bien connus. Ils vont pouvoir contrôler l’action gouvernementale. Chaque Malien a le droit de choisir son représentant au sein de l’Assemblée nationale », a-t-il exhorté.     

 A. O

Source : Ziré