Le collègue électoral sera convoqué dans les 48 heures par le Gouvernement dans le cadre de l’élection des députés à l’Assemblée nationale prévue pour ce mois de mars. C’est la principale conclusion du Cadre de concertation qui a regroupé les représentants des partis politiques (majorité, opposition) autour de 3 membres du Gouvernement ce mardi 21 janvier 2020 au CFCT, sur la route de Kati. Mais tout porte à croire que l’annonce sera faite ce mercredi, à l’issue du Conseil des ministres.

Dans le cadre des préparatifs de l’élection des députés à l’Assemblée nationale en mars prochain, trois membres du gouvernement ont rencontré la classe politique (majorité et opposition) ce mardi 21 janvier 2020 au Centre de formation des collectivités (CFCT), sur la route de Kati.

Il s’agit des ministres de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Alpha BAH ; celui chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou THIAM ; et celui de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine BOUARE. On notait également la présence des représentants du ministre de la Sécurité et de celui de la Justice ; du représentant de la DGE, de la CENI, etc.

Au cours des échanges, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Alpha BAH, a annoncé à la classe politique que le Gouvernement convoquerait dans les 72 heures qui suivent cette rencontre, le collège électoral, soit au plus tard le 24 janvier 2020 prochain.

« Nous avons échangé sur tous les problèmes qui préoccupent la nation. À savoir la nécessité d’aller aux élections, en réunissant le maximum de conditions, en respectant les délais pour que le 2 mai, nous ayons un parlement qui puisse conduire les affaires du pays. Le chronogramme, on leur a dit, sera lu dans les 72 heures », a-t-il déclaré à la fin de la rencontre. 

Des explications du ministre, il ressort que l’organisation des élections législatives coutera plus de 16 milliards F CFA à l’État pour le premier tour.

De son côté, le ministre Amadou THIAM a indiqué que la tenue de ces élections s’inscrit dans le cadre de la mise œuvre des recommandations issues du DNI. Pour ce faire, le Gouvernement a tenu à échanger avec la classe politique sur les dispositions à prendre pour respecter les textes en la matière. Il a rappelé que selon la loi électorale, le collège doit être convoqué au moins 60 jours avant la date du scrutin. En attendant que la date réelle soit connue, le ministre THIAM a souligné que le premier tour aura lieu avant la fin du mois de mars et le second tour avant avril. Au plus tard au mois de mai, le Mali aura sa nouvelle Assemblée.  

S’agit de la sécurité du scrutin, il a affirmé que le gouvernement est en train de prendre toutes les dispositions pour la bonne tenue des élections. Selon lui, ce n’est pas la première fois que le Mali organise des élections dans un contexte difficile. À ce titre, il a rappelé que les élections générales de 2013, la présidentielle de 2018 ainsi que les communales de 2016 ont eu lieu dans des conditions sécuritaires très préoccupantes pour le pays.

« On ne peut pas tout arrêter sous prétexte qu’il y a l’insécurité dans le pays. Nous devons répondre à cette insécurité en posant des actes », a-t-il dit. 

Présent à cette rencontre, le représentant de l’URD, Ibrahim Ikassa MAÏGA, a dénoncé cette démarche du Gouvernement qu’il qualifie au passage de ‘’mettre la charrue avant les bœufs’’. Pour lui, il était nécessaire de procéder aux réformes électorales avant l’organisation des élections.

Abdoulaye OUATTARA/Afrikinfos-Mali