Trois mouvements syndicaux envisagent de prendre en otage les élections législatives annoncées dans le premier semestre de l’année 2020, comme écrit dans les résolutions du dialogue national inclusif, si leurs revendications n’étaient pas satisfaites par les autorités compétentes.

Il s’agit des syndicats libres des travailleurs de l’administration civile ; des travailleurs des collectivités territoriales ; et celui des administrateurs civils. Ces syndicats ont, en prélude aux élections législatives 2020, tenu une rencontre les 9 et 10 janvier 2020, à la direction nationale des Concours, au quartier du Fleuve.

Les trois syndicats ne voient peut-être aucune solution pour satisfaire leurs revendications que de perturber les élections législatives 2020 pourtant vivement souhaitées par le peuple malien. Depuis longtemps, dénoncent-ils, il y a une marginalisation de leurs points de revendication.

Par conséquent, les trois mouvements syndicaux envisagent de boycotter les élections législatives 2020. Déjà, une synergie d’action est mise en place afin dégager les stratégies de combat pour faire la pression sur le gouvernement.

S’agissant du syndicat des travailleurs des collectivités territoriales, ils réclament en tout cas au gouvernement, plusieurs mois d’arriérés de salaire, depuis 2017. À cela, s’ajoutent quatre autres points de revendications du SYNTRACT. Les travailleurs des collectivités territoriales avaient observé quatre mots d’ordre de grève en 2019. Ces grèves ont été sans succès. Toute chose qui motive cette synergie d’action avec deux autres syndicats cités. Chacun de ces syndicats semble être important dans le dispositif d’organisation des élections au Mali. D’où, le regroupement pour former un groupe de pression contre l’État.

En tout état de cause, l’organisation des élections législatives n’est pas une seule affaire du président de la République ou du gouvernement, mais de tout le peuple malien. Les ambitions syndicales sont-elles au-dessus de la résolution issue du dialogue national inclusif ?

En tout cas, à l’issue de ces assises, une trêve a été sollicitée par le président de la République aux organisations syndicales et de la société civile pour faire face à l’urgence qui est la paix.

Par SABA BALLO

Source: Info Matin