Une rencontre entre le Premier ministre et les gouverneurs de régions s'est tenu hier à Bamako. Elle portait sur les préparatifs des élections législatives. Mais aucune date n'a été pour le moment, indiquée pour la tenue de ce scrutin. Pourtant une résolution du Dialogue national inclusif a recommandé l'organisation de ces élections avant le 2 mai prochain. La majorité et l'Opposition souhaitent que ces élections se tiennent à cette date pour permettre au peuple d'avoir des représentants légitimes.

Pour Zoumana N'tji Doumbia membre de la majorité présidentielle, cette décision fait partie des résolutions du Dialogue national inclusif. Selon l'élu de Bougouni, la tenue de ces élections avant le 2 mai prochain permettra non seulement aux populations d’avoir des représentants légitimes à l’Assemblée nationale, mais aussi d’apaiser la tension qu’a causée la violation de la constitution par les deux prorogations.

« Quand vous regardez l'alinéa 2 de résolution portant sur les élections, il est demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les élections puissent se dérouler sur l'ensemble du territoire et de façon sécurisée. J'ose espérer qu'il prendra toutes les dispositions pour le retour de l'administration à Kidal, un préalable pour la tenue des élections », a dit Zoumana N'tji Doumbia.

Même avis du côté de l'opposition. Cependant, elle estime que l'Etat doit reunir toutes les conditions pour que ce scrutin soit crédible.

Selon Amadou Maiga membre du groupe parlementaire de l'opposition, l’organisation des élections relève exclusivement de la compétence du gouvernement. « Si toutes les conditions sécuritaires sont réunies, rien n’empêchera les élections de se tenir ». Et d’ajouter « les élections ont été reportées à plusieurs reprises, parce qu'il avait de problèmes... Maintenant quand le gouvernement pense qu'il peut résoudre tous ces problèmes et organiser les législatives. Nous, nous sommes toujours préparés pour ces élections », a-t-il dit.

Des dispositions sécuritaires seront prises pour la bonne tenue des élections législatives dans les régions Mopti et Kidal. C'est du moins le souhait des gouverneurs des régions de Mopti et de Kidal lors de leur rencontre avec le Premier ministre. Pour eux, toutes les conditions seront réunies pour sécuriser le scrutin. « L'aspect sécuritaire est l’un des principaux enjeux de ce scrutin dans la région de Mopti où l’insécurité est préoccupante. Nous prendrons des mesures pour mieux sécuriser les législatives », a dit le général de Brigade, Abdoulaye Cissé.

De son côté, le gouverneur de la région de Kidal estime qu’au-delà de la situation sécuritaire, le gros défi reste l’adhésion des groupes armés à ce processus électoral. « Il est nécessaire d'impliquer tous les acteurs pour la réussite des élections », a dit indiqué  Sidi Mohamed Ag Ichrach.

Source: Studio Tamani