Christophe Castaner sur le grill des sénateurs. Le ministre de l'Intérieur a été interrogé mardi 19 mars par les commissions des lois et des affaires économiques du Sénat sur les violences de samedi dernier en marge des manifestations des « gilets jaunes » à Paris. Mais les explications de Christophe Castaner n'ont pas vraiment satisfait les sénateurs.

Trois heures d’auditions et une question qui est souvent revenue dans la bouche des sénateurs : le gouvernement était-il prêt face aux risques de violences ?

« Comme beaucoup de Français, j’imagine, je n’ai toujours pas compris comment on en est arrivé au saccage des Champs-Elysées samedi », commente Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice Les Républicains (LR)

Face à elle, Christophe Castaner ne changera pas une virgule de sa ligne de défense. Le gouvernement avait bien anticipé les risques, mais ses consignes n’auraient pas été suivies par le préfet de police de Paris, limogé cette semaine.

« Nous avions fait part au préfet de police d’une consigne extrêmement claire : la plus grande fermeté. Cette consigne n’a pas été exécutée convenablement, il y a eu des dysfonctionnements, ils ont causé des violences », a déclaré Christophe Castaner.

Pas de mea culpa du ministre de l’Intérieur et des réponses loin de convaincre les sénateurs. Comme le Républicain François Grosdidier.

« Je crois qu’on a un problème de clarté, en tout cas de clarté des consignes et peut-être que là on fait payer des lampistes ou alors on offre la tête du préfet de police, mais il semble que la clarté n’ai pas été de mise à aucun niveau », estime-t-il.

Les sénateurs ne vont pas en rester là. Les syndicats, des responsables de la sécurité et la ministre de la Justice Nicole Belloubet seront, eux aussi, entendus dans les prochaines semaines.

Source : RFI